jeudi 1 décembre 2011

De moi à toi...


Je vais te parler à toi directement. Oui, à toi, qui est prit dans l’adolescence, qui vit des moments parfois difficiles et parfois euphoriques. Toi, qui change autant physiquement qu’émotionnellement. Toi qui, souvent, ne se comprends plus! Pas facile hein?

La raison pour laquelle je m’adresse directement à toi c’est que j’ai l’impression que tes parents ne «load» pas! Même si j’essayais de leur faire comprendre mon opinion, ça ne passerait pas. Que
veux-tu? Tu es fils ou fille d’un membre en règle de la génération X. Tu as 14, 15 ou 16 ans et tu fais partit de ce qu’on appelle « les enfants-rois ».

Ton père et ta mère ont été élevé par des parents plutôt durs, dans des familles où la discipline était de mise. Pas trop fort sur la psychologie de l’enfance, tes grands-parents! De toute façon, ils n’avaient pas le temps. Ton grand-père travaillait et ta grand-mère avait souvent plusieurs enfants à s’occuper. Pas le temps de comprendre les états d’âme de sa progéniture en crise d’adolescence. Quand tu es né, tes parents ont fait le pacte de ne pas te faire subir la même chose. Ils seraient à l’écoute de tes nombreux besoins, ne brimeraient pas ta liberté mais SURTOUT, ils n’useraient pas de discipline excessive afin de t’éviter de nombreux traumatismes. Ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’est que tous les autres parents de leur génération feraient la même chose. Ce qui a donné une cohorte d’enfants de ton âge qui grandissaient en se faisant expliquer les grandes lignes de la vie à un âge où une bonne punition aurait
fait l’affaire. Comme plusieurs de tes amis, on t’a mis à l’avant-plan, on t’a donné la priorité absolue, on a répondu à plusieurs de tes caprices, on n’a pas balisé ton comportement ni guidé dans
ce que tu pouvais et ne pouvais pas faire. On t’a laissé LIBRE. On ne t’a pas puni quand tu mordais les autres enfants, on ne t’a pas reprit quand tu répondais de façon insolente et on n’a pas levé le ton quand tu faisais une crise en plein magasin parce qu’on t’avait refusé ton 62ième jouet de la journée. Noooonnnnn…. On t’a expliqué, re-expliqué et re-re-expliqué les choses. On t’a parlé comme à un adulte car c’était la mode psycho-pop de l’époque.

Si on ajoute à cela que tu dois faire certainement partit des 52% d’enfants provenant d’union séparée, que tu as été « barouetté » entre deux maisons et que tu as été élevé en majorité par les éducateurs des services de garde, pas surprenant que tes parents te passaient plusieurs de tes caprices et n’osaient pas te dire non. Un parent, ça se sent coupable très vite! Mais ça, tu le sais déjà puisque tu as souvent profité de ce sentiment de culpabilité pour arriver à tes fins. En bref, tu n’as pas souvent connu
la frustration, la discipline ni la satisfaction qu’apporte l’effort d’accomplir quelque chose puisque tu as eu tout cru dans le bec! Et aujourd’hui, avec tous les changements de fou qui se trament dans ton corps et dans ta tête, on se demande pourquoi tu as de la difficulté à te retrouver dans cette société et pourquoi tu commets des actes répréhensibles tel que l’intimidation? Bin voyons!

Loin de moi l’idée de te mettre tout le problème sur le dos. Que tu sois l’intimidé ou le « bully », je trouve cela complètement déraisonnable qu’on s’en prenne à toi. Car vois-tu, même si tu te penses «grand» et mature, tu n’es encore qu’un enfant! Bon… un adulte en devenir, je te l’accorde, mais il te reste quand même une foule de chose à assimiler. Spécialement concernant ta personnalité. Et c’est pour cette raison que c’est le « job » de tes parents de te guider jusqu’à l’âge adulte. Et ce « job » là, il commence dès ta naissance!

Tu sais, je suis également une maman. Bon, ma fille a tout juste 18 mois mais déjà, je dois faire mon travail de mère! Je dois l’aimer, la bercer, en prendre soin… Mais je dois également punir ses mauvais comportements, lui dire NON quand c’est requis et souvent, me piler sur le cœur pour sévir quand je sens qu’elle dépasse les bornes! Je dois veiller à ce qu’elle comprenne, dès son plus jeune âge, que dans la vie, on ne peut tout avoir, qu’il faut apprendre à « dealer » avec la frustration et qu’il y a des
comportements qui sont inacceptables.  Bien sûr, ce n’est pas évident! Mais mon but, c’est de lui donner tous les outils nécessaires pour passer au travers de la vie sans trop souffrir.

Par contre, si ma fille devient un jour une intimidatrice, une p’tite « maudite » qui s’amuse à faire souffrir les autres, je peux te garantir que je ne resterai pas une gentille maman qui explique de long
en large que ce n’est pas bien de faire ça! Battre une autre ado, remplir son Facebook de vacheries ou la traiter de tous les noms, ce n’est pas une attitude que j’endosse. Laisse moi te dire que je saurais ramener ma fille dans le droit chemin et ce ne serait pas seulement en lui confisquant son cellulaire pour une semaine ou en l’empêchant d’aller sur Internet pendant trois jours! Jamais je ne blâmerais les
profs, les intervenants scolaires ou le gouvernement pour les agissements de ma fille. Et si je ne peux la « ramener » sur le droit chemin, je n’aurais que moi à blâmer!

Mais si au contraire, ma fille était la victime, l’intimidée, là aussi je serais une vraie lionne! Jamais on ne me verrait apparaître dans une publicité sur l’intimidation, demandant l’aide du gouvernement. Jamais on ne m’entendrait raconter que j’ai rencontré la direction de l’école et que, devant leur refus de m’aider, je n’ai plus su quoi faire. Jamais j’attendrais après les intervenants pour agir. Si ma fille
subissait ce que plusieurs jeunes doivent subir jour après jour à l’école, il y aurait des bureaux qui «orvolleraient» et des tapes sur la gueule qui se donneraient! Ce n’est pas la solution tu crois? Répondre à la violence par la violence, ce n’est pas bien tu penses? Parles-en à la mère de la jeune
Marjorie qui sera enterrée dans les prochains jours… Sans vouloir en rajouter sur sa peine et son
drame, je crois que d’attendre que d’autres interviennent, ce n’est pas la solution. Les parents des jeunes intimidateurs ne veulent pas prendre en charge leurs gamins?? Soit! Mais moi, je prendrais toutes les méthodes possibles et inimaginables pour que jamais je ne sois confrontée au suicide de mon enfant. Et quand je dis «toutes» les méthodes, c’est réellement « TOUTES » les méthodes!

Dans le fond, ce que j’essaie de te faire comprendre, c’est qu’il faut que le parent assume son travail de parent et qu’il commence à se «mêler» de la vie de son jeune. Il faut l’applaudir quand il réussit, il faut l’aider quand il a de la difficulté et il faut le ramener quand il s’éloigne du droit chemin. Tu sais, quand j’étais plus jeune, j’ai occupé les deux rôles : la victime au primaire et l’intimidatrice au secondaire. Ma sœur également. Je me rappelle une fois où je planifiais au téléphone, avec une amie, un mauvais coup à faire à une autre ado (oui oui… tu as bien lu… au téléphone!!! Les réseaux sociaux n’étaient pas inventés! Je suis vieille tu sais!) Mon père avait intercepté ma conversation en écoutant avec un autre téléphone. Je me rappelle encore très bien le voir débouler dans ma chambre en furie, arrachant
mon téléphone du mur et sautant dessus à pied joint en me disant que plus jamais je n’aurai le droit d’avoir un téléphone dans ma chambre puisque je m’en servais à mauvais escient. Et ça, c’est
sans compter les trois semaines de punition où je fus interdis de sortie! Mais d’un autre côté, j’ai également le souvenir de mon papa, ramassant un jeune par le collet devant chez moi et l’accrochant après un lampadaire puisque ce dernier avait écœuré ma sœur car elle avait un problème de poids. Le
jeune con s’amusait à faire pleurer ma sœur depuis plusieurs semaines déjà et ce fût LA fois de trop. Mon père avait tellement été « convaincant » dans sa colère et dans ses méthodes que le connard et ses amis n’ont plus jamais achalé ma sœur. Tu vois que je sais de quoi je parle!

Maintenant, le travail qu’il te reste à faire, c’est de réfléchir… Tu ne peux plus nier que l’intimidation existe et que cela a prit des proportions incroyables! Tu ne peux plus continuer de faire comme si cela n’existait pas. Que tu sois le méchant, la victime ou simplement le jeune qui regarde cela en silence, sans s’interposer, de peur des représailles. Tu dois agir… Et le suicide n’est pas la solution! Si tes parents ont oublié de t’élever ou de te défendre, sois maintenant le plus intelligent du groupe. Tu arrives bientôt à l’âge adulte? Commence déjà à le démontrer! La cigarette, c’est tellement
« out »! Tout comme les jeans trop amples ou les cellulaires qui ne prennent pas de photo. Pourquoi n’ajoutes-tu pas l’intimidation dans ta liste d’affaires « trop connes »? Et stp, fais lire ce texte à ta mère de 44 ans qui est directement la cible de mes critiques. Car je crois que cette génération de parent ne récolte que ce qu’elle a semé.

lundi 25 juillet 2011

Ma promesse...

Les gens qui me connaissent bien le savent: il n'y a pas grand chose qui m'émeut réellement, qui me fait ressentir de l'empathie. Je suis comme ça, un peu distante quand les choses ne me touchent pas personnellement. Par contre, il y a un fléau de la société qui me bouleverse à chaque fois, même quand c'est plus loin de moi. Un acte qui m'atteint, si on exclu la violence faite aux enfants et aux animaux (parce que là, il faut vraiment être débile pour être insensible à ça!!) c'est le suicide. Ce geste, que je ne peux ni définir de "lâche", ni de "courageux". Cette dernière décision qu'une personne prend, pensant être la seule solution à un mal qui lui est propre.

J'ai le jugement facile. Je suis un tantinet "ti-Jos-connaissante", j'ai une opinion sur à peu près tout mais le suicide, ça, je ne juge pas. Chaque personne qui a abrégé ses jours avait sa raison, qu'on la croit bonne ou mauvaise. Souvent, le désarroi d'une personne nous apparaît anodin mais qui peut savoir si pour cette dernière, ce n'est pas l'Éverest à surmonter? Non, ça, ça n'appartient qu'a la personne qui pose le geste.

Dans la vie, peu de gens peuvent se vanter de me laisser coite et sidérée. Je ne perds jamais (ou presque) mes moyens. Mais quand j'apprends qu'un être, quel qu'il soit, commet l'irréparable, qu'il prend les grands moyens pour finir sa vie, je suis sans mot. Ça ne me rend pas triste... Ça me désole! Je me demande à quel moment la personne a pris la décision fatidique, quelles furent ses dernières pensées, dans quel état était-elle avant de poser son geste. C'est une facette de l'humain qui me surprend à chaque fois.

Ceci étant dit, que peut-on faire pour essayer de faire comprendre au monde que ce n'est pas la bonne solution? Je ne suis ni docteur, ni psy. Je ne suis pas la meilleure oreille qui soit, je n'ai pas toujours les paroles douces... Je ne suis même pas une amie "parfaite" la plupart du temps. Alors? Dans toute mon imperfection, que puis-je faire pour "aider", pour faire ma part afin de faire une différence? Voici ma promesse...

Je fais la promesse d'être disponible pour quiconque aura besoin de moi, dans un moment de détresse. Que ce soit pour un ami proche ou pour une simple connaissance, que ce soit pour une fréquentation courante ou un parfait inconnu, que ce soit en personne ou via un courriel, que ce soit à midi ou à minuit, j'ai envie de promettre publiquement que je serai là. À partir d'aujourd'hui, je promets d'essayer d'aider mon prochain quand il voudra s'enlever la vie. Je ne garantis pas les résultats, je ne sais pas si je trouverai les bons mots mais je promets d'essayer fort fort.

Je n'ai jamais été forte sur les "missions" que les gens se donnent dans la vie. Je ne suis pas une âme charitable et je ne désire pas le devenir non plus. Sans coeur, vous direz? Peut-être... Mais pour éviter qu'on m'annonce, pour la troisième fois en 9 mois, qu'une connaissance a mis fin à ses jours, je suis prête à tenir ma promesse. Ça ne sert à rien, le suicide, je ne suis pas capable. Dans les 10 ou 15 dernières années, le suicide a été LA raison principale quand j'apprenais le décès d'un ami, le départ de la fille de Untel ou la mort du ti-cul avec qui j'allais à l'école élémentaire. Et que je connaisse la personne ou que cette dernière ne soit qu'un vague souvenir d'une histoire d'un soir, l'effet est le même; je reste sans voix.

Alors sachez, chers lecteurs, que qui que vous soyez, un grand ami ou un parfait étranger, si un jour, le désespoir frappe à votre porte, la mienne sera ouverte. Si, par un moment de pure tristesse, vous ne voyez aucune autre solution qu'un noeud coulant ou un ti-pot de pilules, sachez que je vous promets d'être là... Juste là. Et que pour une fois, je ne parlerai pas. Je ne donnerai pas de conseil. Je ne porterai pas de jugement. Mais je détacherai la corde et je jetterai les médicaments. Et je ferai tout ce que je peux pour vous mener aux bonnes ressources. C'est ma promesse!

Karine-encore-abasourdie

En terminant, dans la vie, il y a des choses qui manquent de classe... Des paroles qui manquent de délicatesse... Des gens qui manquent de respect. Et l'une d'entre elles est de parler de ses propres tentatives de suicide ou d'essayer de "plugger" qu'on a déjà "à peu près pensé à peut-être s'ouvrir les veines avec un couteau à beurre" afin d'attirer l'attention quand une famille ou des amis sont réellement éprouvés par le suicide d'un proche. Soyez intelligent et détachez vous de votre petite personne. Presque tout le monde a déjà, à différents niveaux, pensé au suicide. On a tous eu des moments de misère et de désarroi. Mais est-ce vraiment le moment de sortir son égocentrisme flagrant? Come on.... À bon entendeur, salut!

mardi 5 juillet 2011

Quand la monstruosité a un visage...

Il était inconcevable pour moi de rester sans dire un mot face à cette vague d'émotivité et de gérance d'estrade suite à l'annonce du verdict dans l'affaire de Guy Turcotte. Après avoir pris connaissance des opinions et des commentaires véhiculés sur certains sites de média, réseaux sociaux et lignes ouvertes, j'étais tellement abasourdie par ce que j'ai pu lire et entendre que j'étais incapable d'enligner deux mots afin de clarifier ma pensée. J'ai donc fait appel à l'être le plus intelligent que je connaisse et c'est avec une bonne partie de ses phrases que je réussi à coucher, sur "papier virtuel", ma pensée.

Au contraire de la majorité des gens aujourd'hui, ce n'est pas le verdict de non-culpabilité pour cause d'aliénation mentale qu'a reçu Guy Turcotte qui me désole mais bien ce qu'en dise ces mêmes gens. J'ai lu et entendu toutes sortes de choses qui m'ont fait sortir de mes gonds! Des phrases toute faite, entendues ici et là. Des énormités venant de gens qui n'ont pas compris grand chose de notre système juridique. Mais quand on sait que la majeure partie des Québécois ne savent même pas faire un Sudoku, comment peut-on s'attendre à ce qu'ils comprennent l'issue d'un procès tel que celui-là?

Sans entrer dans l'explication du système de justice (puisque je ne suis pas avocate!), il serait peut-être bon de réfléchir à ce qui s'est passé et aux raisons qui ont poussé le jury à rendre une telle décision. Difficile, me direz vous, de rationaliser un procès de trois mois impliquant un père qui a tué, de façon atroce, deux enfants innocents. Quiconque ayant un tant soit peu de coeur ne peu rester insensible à ces deux petits êtres qui ne sont plus parmi nous. Pour nous tous, rien ne justifie un tel geste. Devant la monstruosité de l'acte, nul ne peut rester de glace.

Par contre, si le procès avait eu une autre fin, si le verdict avait été différent, aurions nous été vraiment satisfait? Non, car devant l'incompréhensible, c'est toujours l'émotion qui l'emporte. Mais justement, il est là le point à se rappeler: l'incompréhension... Autant du geste que de ce qui s'est passé dans la tête du docteur Guy Turcotte le 20 février 2009. L'incompréhension ou plutôt l'ignorance de tous les faits, tout ce qui a été dit et analysé durant ce long procès. Ce que la majeure partie d'entre nous savons est ce qui a été rapporté par les médias. Qui de nous peut réellement poser un jugement sur les faits et gestes de Turcotte quand même un jury composé de 11 personnes a pris plusieurs jours afin d'en arriver à un accord?

Malgré tout ce que vous en pensez, ce n'était pas aux jurés d'analyser la loi. Ils se devaient d'analyser les faits et seulement les faits, grâce aux éléments de preuve et aux témoignages. Le juge, lui, leur avait donné quatre choix de verdict en analysant la loi. Le choix de déclarer l'accusé non-criminellement responsable faisait partit des options... C'est la loi! Ils ont cru les psychiatres qui disaient que Turcotte avait agi dans un moment de folie! Et si c'était vrai?

Turcotte était un père aimant et proche de ses enfants, la preuve l'a révélé. Monsieur était dépressif. Ça aussi c'est un fait. La situation était insupportable pour lui. Et soudainement, deux fils se touchent dans son cerveau! Il explose, il "pète une coche"! Vous n'y croyez pas? Que ceux qui peuvent affirmer, sans l'ombre d'un doute, que cet homme n'était pas malade se lève! Car le contraire aurait été tout aussi dramatique! S'il est vrai que cet homme est malade, fou, dépressif (ou toutes ses réponses!) et qu'il avait été reconnu coupable de meurtre au premier degré comme l'a été Stéphanie Meunier (cette marâtre qui s'est acharné sur le petit Jérémie jusqu'à ce que mort s'en suive), là il y aurait eu injustice! Les deux causes sont totalement différentes! Tucotte a-t-il vraiment besoin de faire 25 ans de prison ou a-t-il besoin de soins? Peut-on affirmer qu'il avait préparé son geste, qu'il avait planifié ses meurtres? Le jury a décidé que non.

Et si Guy Turcotte, dans un moment de pure folie, avait tué deux itinérants, au lieu de deux enfants, serait-on autant outré du verdict? Bien sûr que non! Notre émotivité part de là. Pourtant, il ne peut y avoir deux poids deux mesures. La justice se doit d'être équitable! Un être humain qui tue un autre être humain, dans un moment de démence, est non criminellement responsable. Le même humain qui tue en planifiant son crime, en souhaitant la mort de quelqu'un ardemment depuis longtemps est un meurtrier au premier degré. Que la victime soit un chérubin ou un vieillard. La même interprétation de la loi doit s'appliquer. La même analyse des faits doit se faire. Sinon cela voudrait dire que la vie d'un enfant vaut plus cher que celle d'un itinérant ou d'une prostituée, par exemple. Et c'est LÀ le danger de se laisser emporter par notre émotivité.

Je vous vois, scandalisé par le verdict et par le fait que Guy Turcotte pourrait retrouver sa liberté dans 45 jours. Premièrement, il faut savoir comment fonctionne un évaluation psychiatrique dans un endroit comme l'institut Philippe-Pinel pour conclure qu'il est peu probable que Turcotte sorte dans deux ou trois mois. Les différents psychiatres doivent s'entendre sur le fait que celui-ci n'est ni un danger pour la société ni pour lui-même avant de le laisser sortir et ça, ce n'est pas fait! De plus, ces mêmes psychiatres doivent certainement ressentir la pression sociale. Mais ce qui me surprend c'est la véhémence avec laquelle les gens se scandalisent par la fort peu probable sortie prochaine de Turcotte quand, pendant ce temps, Jean-François Harrisson, reconnu coupable d'avoir possédé ÉNORMÉMENT d'images pédophiles, incluant des très jeunes bébés se faisant agresser, sera libre comme l'air dans 9 mois. Ce même Harrisson, qui a toujours banalisé ses actes, ne reconnaissant pas sa déviance, aura purgé sa peine (sa détention préventive comptant pour le double!) et pourra aller et venir à sa guise. Qui de lui ou de Turcotte représente un plus grand danger pour la société? Est-ce que c'est Turcotte qui tuera de nouveau ou plutôt Harrisson qui succombera à ses pulsions déviantes et finira par réellement abuser d'un enfant? Pourtant, Harrison aura eu une peine de prison... Cette même prison où vous auriez voulu voir Turcotte.

Peu importe ce qu'on en dit, notre système de justice est l'un des meilleurs. Heureusement, la vengeance n'est pas admise dans une société civilisée. Imaginez le chaos! Il faut faire confiance aux lois et aux hommes qui appliquent ces lois. De toute façon, il n'y a aucun gagnant avec la justice... Il n'y a que des victimes et des bourreaux. Et il y a nous qui sommes menés par nos émotions! C'est d'ailleurs pour cela que nous n'aurions pas fait de bons jurés et que je lève mon chapeau à ces 11 personnes qui ont fait un travail colossal. Ils ont analysé des faits et en sont venu à une conclusion, en respectant les directives données par un magistrat. Bref, ils ont fait leur travail. Ils ont contribué à une justice qui, malgré tout ce qu'on en pense, a une efficacité reconnue.

Mais après toute cette histoire, que nous reste-t-il à faire? Haïr Guy Turcotte? Juger Isabelle Gaston? Vouloir s'en prendre à tous et chacun? Non... Je crois que la meilleure chose à faire est de prier. Prier pour que ces deux petits anges soient bien et en paix, là où il sont. Prier pour que chacun panse ses plaies et apprenne à vivre avec la douleur mais surtout, prier pour que plus jamais un être humain disjoncte de la sorte et pose un geste d'une telle monstruosité.

"Seigneur, donnez moi la force de comprendre l'incompréhensible"

Karine-et-Julie

p.s: Je voudrais remettre la palme d'or de la phrase la plus conne qui a été écrite sur ce sujet aujourd'hui. Une demoiselle a écrit: "Vive nos lois au Québec! Continuez à élire Charest"! Comme si Charest (ou tout autre politicien qui soit) avait un quelconque rapport dans un verdict tel que celui là! Une grosse main d'applaudissement à une fille qui, premièrement, parle à travers son chapeau et qui devrait réellement retourner faire ses devoirs quant à sa culture judiciaire et politique! Bordel!

jeudi 2 juin 2011

Notre histoire..

Il y a toute sorte d'histoire! Il y en a des belles et des plates. Il y a les contes de fée et les histoires d'horreur. En vieillissant, tu apprendras qu'il y a également les histoires tirées par les cheveux, les histoires banales que les gens embellissent afin de se rendre intéressant ou de se sentir important. Et il y a des histoires comme la nôtre... Pas très originale, voire même un peu ringarde mais bon, c'est celle que je te raconterai encore et encore, au fil du temps qui passera.

J'ai appris ton existence un mercredi soir. J'avais des doutes mais jamais je n'aurais osé m'avouer que tu pouvais être là. Quand j'en ai eu la confirmation, j'ai blanchi! J'ai dû m'asseoir et respirer par le nez. Tout tournait dans ma tête. Ma vie ne serait plus la même, pas "d'orvenez-y" possible. Et si, à cause de toi, je n'avais pu rentrer dans ma belle robe blanche, trois jours plus tard?

Après le choc initial, une longue et pénible attente commençait. Il y a eu des bons moments (comme par exemple, le fait que pratiquement tout l'monde nous trouve jolie et épanouie!) mais il y a eu aussi les moments plus plates! Je te passe tous les détails mais disons que les jours n'ont pas tous été agréable! Et ça, c'est sans parler de l'anxiété, la peur de l'inconnu qui augmente au fil du temps qui passe.

Et puis venait le moment fatidique. Tu as attendu la nuit pour arriver, après m'avoir fait souffrir 15 heures. Par contre, quand nous avons enfin décidé de travailler l'une avec l'autre, tu étais là trois poussées plus tard. Commençait alors NOTRE histoire...

Les nuits blanches, les nombreuses couches pleine de substances qui changent de couleur au gré des semaines (mais l'odeur, elle, reste toujours aussi affreuse!), les inquiétudes, les dents, la fièvre, les problèmes digestifs mais aussi les berceuses, les sourires, les câlins, toutes les "premières fois", les souvenirs qu'on se fait minute par minute, heure par heure.

Notre histoire, elle n'a rien d'extraordinaire aux yeux des autres. Chacun dira qu'il vit la même chose. Mais j'm'en fou! Pour moi, notre histoire est spéciale! C'est l'histoire de la rencontre entre une femme plus ou moins mature et une en devenir. C'est l'histoire d'un si petit être qui a totalement chamboulé toutes les idées préconçues que j'avais. On m'avait parlé de ce que ce serait mais jamais je n'aurais imaginé que ce serait si grand et si fort. Jamais je n'aurais pensé que tu me changerais tant que ça. Je ne suis plus l'ombre de moi-même depuis ton arrivée et c'est tant mieux!

Dans quelques heures, tu auras un an. Un an que je vis, respire et réfléchis que pour toi. Un an que tu es devenu le grand amour de ma vie. Un an que notre histoire à nous deux est commencée. Un lien intime que seule une mère et sa fille peuvent vivre. Ce lien si difficile à expliquer quand tu dors dans mes bras ou quand je te regarde sourire, changer ou tenter de faire tes premiers pas. Notre histoire qui évoluera, qui aura des chapitres tout doux mais également, des épisodes moins rose (avec ton petit caractère, l'adolescence ne sera pas de tout repos!) Mais, peu importe le genre de récit que nous aurons, je peux te garantir que je serai toujours là. Si pour moi, il n'y avait pas de retour possible quand mon pipi est devenu bleu, me confirmant que tu serais là 9 mois plus tard, c'était aussi la même chose pour toi. Tu ne le réalises peut-être pas encore mais tu seras toujours "pogné" avec moi, et crois moi, ce ne sera pas toujours facile!

Un joyeux premier anniversaire, ma Romy d'amour. Tu es définitivement la plus belle créature qui existe sur cette Terre. J'ai définitivement fait quelque chose de bien pour que le Seigneur me permette d'être ta maman. Jamais je n'aurais pu demander mieux!

Ta-maman-choyée-qui-t'aime-comme-tu-ne-peux-comprendre!

vendredi 25 mars 2011

Les bons coups!

Vous le savez, j’aime beaucoup donner mon opinion, passer mes commentaires et partager mes montées de lait. Quand je fais face à des absurdités, c’est plus fort que moi, il faut que je l’exprime. Et imaginez vous donc que je n’exprime que le quart de ce qui vient me chercher… C’est pas peu dire hein?

Mais il y a des bons coups qui valent la peine d’être soulignés. Je vous en offre deux que je trouve particulièrement « hot »!

J’ai la chance d’avoir une jolie nièce de 19 mois, prénommée Anne-Sophie. Sa mère, ma sœur, va la porter matin et soir au service de garde. Chaque soir, ma sœur passe par la même rue d’un quartier moins bien nanti et rencontre les mêmes sept ou huit jeunes qui jouent au hockey dans la rue. Hier soir, l’un de ces jeunes, âgé d’environ 14 ans, décide de faire le fanfaron et lance une roche dans le pare-brise de ma sœur. Ce qui devait arriver arriva! Une belle grosse craque barre en barre du pare-brise! Ma sœur débarque de sa voiture et, de son front de bœuf habituel, cherche à savoir quel jeune a fait le coup et où il réside. Après de multiples insultes, une tentative d’intimidation et une intervention des policiers, ma sœur fini par donner ses coordonnées aux policiers qui, eux, s’assureront que le parent du jeune effronté communique avec elle afin de régler le problème. Quelques heures plus tard, le téléphone sonne chez ma sœur. Un homme âgé, se présentant comme le grand-père et tuteur du jeune garçon, raconte qu’il doit élever ce dernier et ses deux frères puisque la mère des jeunes a disparu sans laisser d’adresse et il avoue avoir de la difficulté avec le jeune de 14 ans. Sans tomber dans le mélodrame, le grand-père est honnête avec ma sœur. Malgré ses maigres revenus de pension de vieillesse, il lui propose un dédommagement, ma sœur lui ayant expliqué que même si elle réclame le pare-brise à ses assurances, elle aura une réclamation à son dossier en plus de la franchise à payer. Ils s’entendent pour que le monsieur paie la franchise de ma sœur, l’homme lui disant qu’il demandera à un ami de lui prêter l’argent nécessaire.

La soirée passe et ma chère sœur réfléchit à tout ça. Étant défâchée, elle se questionne sur la situation. Le but premier de toute cette opération était de servir une bonne leçon au jeune homme car, comme elle le dit, s’il n’avait pas été grossier et menaçant, ma sœur aurait certainement juste expliqué au jeune homme que sa bravade était un peu conne et aurait réclame à ses assurances. C’est sa mauvaise attitude qui a fait que la situation a dégénéré. Malgré tout, soeurette a de la difficulté avec l’idée que le grand-papa devra emprunter pour rembourser la franchise. Il y a toujours bin une limite à fesser sur quelqu’un qui est déjà à terre! Elle rappelle donc l’homme âgé, lui expliquant qu’elle est revenu sur sa décision, qu’il n’aura pas à payer la franchise mais à la seule condition que ce dernier ne le dise pas à son petit-fils. Elle veut que le jeune croit sincèrement que son attitude et ses niaiseries ont coûté cher à son grand-papa, lui qui ne roule pas sur l’or. Elle veut que la leçon serve afin d’éviter une prochaine fois.

J’ai simplement trouvé que ma sœur a fait preuve d’empathie et de jugement. La charité chrétienne l’a emporté sur la colère. On peut t’accuser d’avoir un sale caractère, frangine, mais on ne peut te reprocher un manque de cœur. Bisous!

Autre bon coup : On part en famille au Salon de l’Habitation. Dans le centre, il y a un kiosque qui vante les bienfaits des produits laitiers. Une fromagerie artisanale de la région de Châteauguay est même présente et vend des coffrets de dégustation pour 20$ afin de faire découvrir leurs produits. Puisque nous sommes amateurs de fromage et que nous aimons encourager les producteurs du Québec, nous achetons le coffret. Après le bain et le dodo de Poupounne, mon chum et moi nous assoyons dans le salon, un verre de vin à la main, avec une baguette, des pâtés et l’assortiment de fromage de la fromagerie Chaput. Malheureusement, l’un des fromages est moisi et sent le Windex! Un peu déçue, je décide d’aller sur le site internet de la fromagerie et, comme il y a une section pour les commentaires, je fais part de mon mécontentement. Je reçois une réponse explicative et remplie d’excuses environ deux heures plus tard. L’homme qui me répond m’explique le pourquoi de la chose, me parle de la conception du fromage en question et me demande de lui envoyer mes coordonnées pour qu’il s’arrange pour me faire parvenir un autre fromage. Je lui réponds que le but de mon message n’était pas de me « faire des fromages sur le bras » mais bien de simplement leur laisser savoir qu’une « batch » de fromage avait été vendu moisi au Salon de l’Habitation. Je lui laisse aussi mon numéro de téléphone pour qu’il puisse me rejoindre, si le besoin y est. Et bien, hier après-midi, un beau gars habillé tout chic a sonné à la maison avec, dans les mains, pas un pas deux mais bien quatre fromages offert par la fromagerie afin de « réparer » leur bévue. Il y avait même des fromages que nous n’avions pas goûté, à prime abord, dans le coffret de dégustation. Je n’en revenais pas de voir une entreprise faire tant d’effort pour satisfaire la consommatrice que je suis. Un beau coup de chapeau à la Fromagerie Chaput de Châteauguay!! (En passant, ils sont hallucinants, leurs fromages!!)

Après la Libye, le Japon, le budget et les sourcils d’Ignatieff, vous trouvez pas que ça fait du bien de parler de bons coups desfois?

Karine-kié-contente!

dimanche 27 février 2011

Le sens de la solidarité

C'est fini. Ils ont accepté de terminer cet intermède dans leur vie professionnelle qu'aura été ce conflit, le plus long dans l'histoire de la presse canadienne. Pour certains, ils rentrent au bercail. Pour la plupart, ils rentrent chez eux avec un goût amer, une sensation d'avoir quand même perdu la bataille. Bien sur, avec leur talent, ils retrouveront du travail ou continueront ce qu'ils avaient commencé afin de palier au "manque à gagner" que le conflit apportait, mais il n'en reste pas moins que ce n'est pas une "victoire" proprement dite.

Je ne vous énumérerai pas ce que les employé(e)s du Journal de Montréal désiraient ni ce que l'empire Quebecor offrait. À vous de faire vos devoirs et de vous renseigner sur l'historique du conflit. Ce qui est certain c'est que devant 80% de perte d'emploi, des conditions salariales revues à la baisse, des clauses de non-concurrence ridicules et de l'ingérence du "boss" dans l'impartialité de la salle des nouvelles, même le plus anti-syndicaliste d'entre nous se doit d'avouer que ça n'avait pas de bon sens!

La raison pour laquelle j'écris sur ce sujet aujourd'hui c'est que je suis d'accord avec André Forté, de la Fédération nationale des communications qui a dit que c'était "... le manque de solidarité de la population face au conflit" qui a nuit aux lock-outés dans le processus de négociation.

Comment un empire tel que Quebecor peut bien vouloir écouter les doléances de 253 travailleurs quand, même sans eux, le Journal de Montréal continue d'être publié mais, surtout, continue d'être lu par la majorité de la population du Québec!

Bien sûr que quelques uns ont annulé leur abonnement et ont fait savoir leur mécontentement face au comportement de M. L'Homme-le-plus-puissant-du-Québec, mais combien d'entre vous avez continué de le lire, ce satané journal? Combien l'ont lu dans les restaurants, dans les salles d'attente?

Ce qui me peine, c'est que cet "incident" n'est que la pointe de l'iceberg! Pensez-y! Vous ne pouvez vous passer de votre Journal de Montréal même si les lock-outés avaient réussi à créer un site web d'informations (www.ruefrontenac.com) ma foi, tout à fait honorable! Qu'est-ce que ce sera quand les employés de Vidéotron, de TVA et de LCN goûteront à la médecine de M. Péladeau? Que ferez vous quand vous ne pourrez plus admirer Julie et ses beautés, acheter votre revue à potin pour savoir comment Céline allaite ses p'tits derniers ou revoir en boucle les mêmes nouvelles de chien écrasé? RIEN!!!! Parce que l'empire Quebecor trouvera un moyen pas trop catholique pour vous donner accès à votre "vide" régulier et que, comme vous en serez bien heureux, vous continuerez à encourager sa conduite, question de ne rien changer à votre train-train quotidien.

C'est ça, mon peuple! Une gang qui se dit prêt à aider, à se battre, à faire valoir ses droits tant que ces batailles et ces démonstrations de solidarité ne viennent en rien déranger leurs habitudes de "petit être", tant qu'on vous laisse regarder votre tivi, lire votre journal et gratter vos "gratteux" !! On est fier d'être Québécois seulement le 24 juin après s'être "mis bin chaud", on est tanné de Charest seulement quand on a pas à se lever pour aller voter et on est indigné seulement quand on peut l'être assis, les fesses sur notre sofa, à regarder des nouvelles qui ne seront plus tout à fait objectives si on laisse un seul homme prendre tout le contrôle des médias québécois.

En ce moment, l'Égypte, la Tunisie, la Libye et bien d'autres pays essaient, tant bien que mal, de se débarrasser de leurs dictateurs qui font la pluie et le beau temps dans leurs états respectifs. Et nous, on encourage le nôtre par notre manque de volonté et notre paresse sociale. Et oui! Un dictateur, c'est le principal dirigeant d'un état, qui règne en roi et maître. Mais qui a dit qu'il devait faire carrière en politique?

Karine-déçue

lundi 14 février 2011

La St-Valentin!

Ah la St-Valentin!! La fête des amoureux, des chocolats, des douzaines de roses et des ti-cœurs durs rouges à la cannelle qui sont carrément dégueulasses! Moi, je l’aime bien cette fête. Mignonne petite journée dans l’année où c’est spécial de dire aux autres qu’on les aime. Car pourquoi réserver cette date à notre amoureux simplement? Pourquoi ne pas étendre les « je t’aime » et les tites-cartes rouges à nos enfants, nos parents, nos amis? Avec cette façon de faire, comment quelqu’un pourrait-il critiquer la St-Valentin?

D’ailleurs, ça me fait rire ce phénomène. Chaque année, on retrouve une gang de frustré(e)s qui décident de haïr le 14 février, prétextant que c’est une fête commerciale et boycottant toute démonstration d’affection. Et avez vous remarquez que ces mêmes dénonciateurs de la St-Valentin sont souvent célibataires? Coïncidence…

Je ne vois pas pourquoi la St-Valentin est une fête plus commerciale que Noël ou que l’Halloween! Toutes les fêtes et les fériés de l’année sont prétexte à « l’over consommation » et à des « patterns » plus ou moins raisonnables. Mais le 14 février est vraiment plus visé que les autres par les détracteurs. Ces derniers gueulent contre la fête des amoureux mais « load » leur carte de crédit à Noël qui, je le rappelle, avant la venue des magasins et des traditions douteuses, était une fête célébrant la naissance de Jésus et n’avait aucun lien avec un quelconque sapin qui doit être plus fashion que celui du voisin et la montagne de cadeaux (valant tous plus de 100$) qu’on retrouve en dessous!

Hier, j’ai lu une phrase très intelligente qui disait « qu’une fête est ce qu’on en fait ». À vous de rendre une occasion spéciale « commerciale » ou pas. À vous de décider si la St-Valentin demeure un moment où l’on s’arrête pour prendre soin de notre couple ou une journée où l’on se bourre simplement dans le chocolat sans remord!

Je sais que, pour une personne célibataire, la St-Valentin peut rappeler combien on se sent à part, combien on aimerait avoir une personne à aimer et à gâter. Je l’ai vécu très longtemps. J’ai passé beaucoup de soupers du 14 février seule ou avec des amies sans amour comme moi à boire sur ma situation de « non-couple ». Mais je n’ai quand même jamais maugréé que la fête des amoureux était une fête « commerciale » et que c’était pour cela que je ne la fêtais pas. Bin voyons! C’est de l’hypocrisie, les amis! Allez, soyez honnête!

Pour ma part, que ce soit les innombrables cœurs rouges de la St-Valentin ou les milliers de lapins jaunes de Pâques ou même encore les belles grosses citrouilles de l’Halloween, bin j’aime ça les fêtes! Il n’y a aucune mauvaise raison pour célébrer quelque chose ou pour souligner un événement joyeux. Et c’est à moi d’instaurer les valeurs auxquelles je crois dans toutes ces fêtes. Si je ne veux pas que le 14 février devienne « commercial », à moi de promouvoir le fait que cette journée soit seulement pour me rappeler combien je suis bien entourée et me coller sur mon mari et ma fille.

D’ailleurs, je laisse un petit message à mon homme : Je t’aime sincèrement et de tout mon cœur. Chaque fois que je regarde ma fille, je me dis que tu m’as donné le plus grand bonheur qui soit et je t’en serai toujours reconnaissante. Maintenant, si tu pouvais me faire livrer une douzaine de roses, ça serait bien aussi! ;-) Je t’aime!
À vous tous, chers lecteurs, Bonne St-Valentin et je vous embrasse chacun et chacune!

Karine-la-valentine!

mardi 18 janvier 2011

Absurdités!

Entendu aujourd'hui:

1- "Une fausse déclaration, c'est souvent la différence entre manger et crever de faim"

-Un porte-parole d'une quelconque association des droits des assistés sociaux à propos des montants astronomiques que l'État perd à cause des pratiques frauduleuses de certaines personnes sur le B.S qui mentent sur leur déclaration, question de faire augmenter le chèque!

Ma réponse: Bin oui Monsieur! Vous avez bien raison! Si c'est pour manger, l'État peut bien fermer les yeux sur une fraude commise par un gars sur l'aide sociale! Si on suit votre logique, pourquoi punir un homme qui fait un vol à main armée si c'est pour nourrir sa famille ou une femme qui fait de la prostitution pour pouvoir payer son loyer? Bien que les intentions soient louables, notre société s'est dotée de lois et de règles que chaque citoyen doit respecter, les riches comme les pauvres. Il n'y a pas de passe-droit pour certains... ce serait le début du chaos! Si Robert Latimer a dû faire de la prison pour le meurtre (par compassion!!) de sa fille lourdement handicapée, je ne vois aucune raison pour laquelle un assisté social n'aurait pas de conséquence pour une fraude ou une fausse déclaration, peu importe la raison de celle-ci!

2- "Il n'y a personne qui peut nous comprendre en ce moment"

-Un Haïtien interrogé par un journaliste, en Haïti

Ma réponse: Vous avez raison Monsieur! Personne ne peut comprendre un peuple qui compte, parmi sa population, des sans-génies qui sont pro-Duvalier et qui scandent "Libérez Duvalier" dans les rues! J'imagine, Monsieur, que je n'ai pas à vous rappeler que Jean-Claude Duvalier fût un dictateur pendant 15 ans, qu'il est responsable de cas de torture, de meurtre et de disparition et qu'il s'est exilé en emportant plusieurs millions appartenant à l'État d'Haiti. Vous avez raison Monsieur... Personne ne peut vous comprendre. Et si c'est tellement le cas et que vous croyez tellement que personne ne peut comprendre ce qui vous arrive, j'ai tellement envie de vous dire de vous démerder avec vos problèmes! Car bien honnêtement, je ne crois pas que votre pays s'en sortira! Même avec l'appui du reste du monde!

3- Les Mohawks veulent lancer une nouvelle loterie, même si cela s'avèrerait illégal. Bref, un peu comme avec les pokers et les jeux en ligne, nos amis de Kahnawake se foutent carrément des lois et font la leur sans aucune représailles de nos dirigeants puisque ces derniers sont carrément mort de peur! Nommez moi Ministre de la Justice ou Ministre des Affaires Autochtones juste une ou deux journées et vous ne croirez jamais au ménage que je vais faire là dedans, peu importe les conséquences! Pu capable d'entendre parler des Mohawks! Mais encore plus "pu capable" de constater l'inaction et le manque de couille de nos gouvernements!

4- Un résident de Mascouche veut faire un référendum, un genre de vote de confiance pour démontrer au maire actuel, qui fait face à des allégations de malversation et de copinage pour l'attribution de contrats, que les citoyens ne veulent plus de lui. Au cas où ce résident ne serait pas au courant, une telle procédure ne servirait strictement à rien puisque cela n'a aucune valeur juridique ou électorale. Sachez, cher résident de Mascouche, que votre brillante idée existe déjà et ça s'appelle "des élections"!!! C'est pour démontrer notre confiance (et notre absence de!) qu'on va voter, qu'on élit quelqu'un versus un autre. Vous êtes fâchés, cher Mascouchois, du fait que votre maire a peut-être abusé de ses pouvoirs mais combien d'entre vous ont été voté aux dernières élections municipales? Combien d'entre vous s'intéressent aux appels d'offre, aux contrats accordés et à d'autres sujets tout aussi important dans la gestion de votre ville? Depuis combien de temps votre maire est-il en poste? Est-il souvent élu sans opposition? Je crois que vous récoltez seulement le fruit de votre aveuglement volontaire! Et n'oubliez pas que, peu importe si cela fait les manchettes, un homme est innocent jusqu'à preuve du contraire. Tant que personne n'aura prouver ses bassesses, votre maire a le droit de rester en poste comme il le fait. TVA, Radio-Canada et tous les autres médias n'ont pas le monopole de la vérité! Ce n'est pas parce qu'on annonce aux nouvelles que le maire Untel a des fréquentations peu recommandables et qu'il a fait des tite-choses-pofines que c'est nécessairement vrai!

Je vous l'dit, je ne suis plus capable des inepties et autres absurdités! Ça m'donne des ulcères!

Karine-qui-devrait-fermer-sa-télé!

jeudi 13 janvier 2011

Modèle ou simplement fatigante?

Ma résolution de cette année? Faire en sorte qu'il y ait plus de respect et de courtoisie entre les gens. Faire en sorte que chacun pense à aider son prochain une fois de temps en temps. Faire en sorte que certains comprennent que leur liberté s'arrête là où celle des autres commence. Gros contrat...


Pas facile à faire! Si tout le monde lisait mon blogue, le message serait passé et tout irait bien mais comme ce n'est évidemment pas le cas, il me faut trouver d'autres moyens pour faire entendre raison à tous les imbéciles que je rencontre et leur inculquer un peu de GBS!


Je vous offre quelques unes de mes dernières frasques:


Un homme buvant au volant de sa voiture. Comme je n'avais pas mon cellulaire avec moi, je couraille un policier dans la rue et lui explique le cas. Je lui donne le numéro de plaque et lui explique par où le saoulon est parti. M.-la-police parle dans son CB, allume ses gyrophares et part sauver mon quartier d'un potentiel accident à cause d'un chauffard ivre. Je suis aux anges!


Mes voisins qui ne comprennent pas, après trois avertissements, que le quartier au complet n'est pas nécessairement intéressé à entendre tous les films qu'ils font jouer sur leur énorme cinéma-maison et que l'option de baisser la vibration de leur "subwoofer" existe! Ils réveillent les bébés, m'empêche de faire ma sieste d'après-midi, bref un vrai calvaire! On a beau leur demander gentiment, rien ne change. J'ai donc décidé d'appeler la police chaque fois que le son sera dérangeant et de leur envoyer une mise en demeure en bonne et due forme la prochaine fois qu'il me feront "beeeeeeepp" avec leur boîte à son!


Et je vous épargne mes plans diaboliques envers le livreur de pizza qui roule 80 km/hre dans une zone scolaire de 30, la gang de ti-jeunes qui font péter leur "muffler" (percé, bien sûr!) à toute heure du jour et de la nuit et la vérification auprès de l'Office de la protection du consommateur pour une pratique, de la part de Walmart, que je juge douteuse. J'ai du pain sur la planche cette année!


Mais je me demandais, en m'arrêtant un moment pour reprendre mon souffle, si aux yeux de mes compatriotes, je suis une citoyenne responsable et qui défend le gros bon sens ou suis-je simplement une maudite fatigante? Quand vous attendez en ligne, à l'épicerie, et qu'une fille comme moi chiale pour avoir un bon différé parce que l'article annoncé n'était plus en inventaire ou que le prix affiché versus celui de la circulaire n'est pas le même, roulez vous des yeux en soupirant d'exaspération ou croyez vous que la personne a raison de le faire?


Il est évident que tout est dans la manière de faire les choses. Si je me mets à crier ou à insulter les gens quand je crois vivre une injustice ou quand je constate un comportement inadéquat, mon message ne passera pas! Il faut rester calme et connaître assez bien nos droits et nos obligations de citoyen. Par exemple, un policier m'a dit que la prochaine fois que je vois une infraction criminelle, telle que boire au volant ou une course entre deux voitures, il faut suivre la personne de loin tout en composant le 911 et donner les infos aux policiers. On appelle cela une arrestation de citoyen. Il semblerait que ça aiderait beaucoup les corps policiers si les citoyens étaient aux aguets!

Oui, je peux sembler fatigante pour certains ou même essoufflante pour d'autres. Plusieurs diront que je devrais me mêler de mes affaires, m'occuper de mon petit quotidien à moi... Et bien, c'est ce que je fais. Je crois que le bien-être de ma collectivité, c'est de mes affaires! Faire arrêter un gars en boisson au volant de sa voiture qui passe tout près de chez moi, c'est de mes affaires! À force de ne pas s'intéresser à ce que fait notre voisin, on fini par en oublier nos devoirs de citoyen!

Batman peut aller se rhabiller... Je suis là!

Wonder-Karine :-)

mercredi 29 décembre 2010

Qu'est-ce qu'on se souhaite pour 2011?

À chaque fin d'année, la plupart d'entre nous se faisons un devoir de faire une rétrospective de notre année, un petit bilan. Suite à ce bilan, nous pouvons déterminer ce que nous souhaitons, pour la nouvelle année, aux gens que nous aimons ainsi qu'à nous-mêmes... Je vais faire l'exercice de façon très rapide. Vous verrez qu'il sera assez facile de déterminer ce que je nous souhaite pour 2011!!

En 2010, voici certains des gens que j'ai croisé (et ce sont des vraies personnes!):

J'ai rencontré une dame qui ne m'a pas cédé son siège, dans une salle d'attente de clinique médicale, bien que j'étais enceinte d'environ 7 mois. J'ai engueulé un livreur de pizza qui roulait 70km/hre dans une zone scolaire de 30 km/hre. J'ai fait taire une dame qui donnait de la merde à deux jeunes vendeuses pour une histoire de promotion et de réduction de prix quelconque sachant fort bien que les dites vendeuses ne pouvaient rien y faire. J'ai tassé des tonnes de paniers d'épicerie qui trônaient au beau milieu des allées pendant que leurs propriétaires cherchaient une sorte de café ou la bonne boîte de céréale, bloquant le passage aux autres. J'ai appelé la police pour deux jeunes qui coursaient avec leurs voitures dans ma rue résidentielle et pleine d'enfants. J'ai soupiré d'exaspération devant les secrétaires médicales, les infirmières d'hôpital et les caissières de grands magasins qui ont préféré me faire attendre plusieurs minutes pour finir de jaser de leur fin de semaine au lieu de me donner le service à la clientèle auquel j'ai droit. J'ai failli étouffer quelqu'un qui a lancé un parasol sur le petit landau dans lequel ma fille de 1 1/2 mois prenait place. J'ai lu des inepties telles que souhaiter la mort d'un homme politique, vouloir pendre tous les gais ou blâmer tous et chacun pour son malheur. J'ai gueulé "Ô combien de fois" après les gens qui se stationnent dans les endroits réservés aux femmes enceintes ou aux jeunes familles et qui n'ont pas l'ombre d'un marmot dans la voiture. J'ai été flabergasté de rencontrer une fille qui se permettait de juger de la présence d'Un-Tel ou d'Une-Telle aux funérailles d'un ami et qui, par la suite, a profité de l'occasion pour essayer de flasher. Et j'en passe!



Mais j'ai également rencontré, en 2010:



Une médecin dévouée qui s'est arrangée pour que ma fille vienne au monde en bonne santé, un monsieur tout-gentil qui m'a demandé, à brûle pour point dans un endroit public, si on m'avait dit aujourd'hui que j'étais belle et intelligente? Quand j'ai répondu "non" en riant, il m'a dit" Alors mademoiselle, vous êtes belle et intelligente et je crois qu'une femme devrait entendre ces mots de la part d'un homme à chaque jour. Sur ce, bonne journée!", un ami qui m'a accompagné à Québec pour ne pas que je sois seule durant ce petit périple obligé, un homme qui m'a fait signe, en voiture, de passer en premier même si je n'avais pas la priorité, un agent de la CSST qui a été d'une humanité exemplaire, des infirmières qui ont pris soin de ma poupounne comme si elle était la leur pendant son hospitalisation, un voisin qui est venu mettre des caoutchoucs sur mes marches d'escalier, sans que je lui demande, car il ne voulait pas que je tombe durant l'hiver, spécialement avec mon bébé dans les bras...



Le plus drôle, c'est qu'il ne m'a fallu que 5 minutes pour me remémorer tous les égoïstes que j'ai rencontré en 2010 mais au moins 20 minutes pour me rappeler des bonnes actions que j'ai vu! Ça en dit long sur notre individualisme et sur notre façon de se foutre des autres.



Alors voici, chers lecteurs, ce que je NOUS souhaite pour l'année à venir, en tant qu'individu mais aussi en tant que collectivité. Je nous souhaite d'avoir plus d'égard et de respect envers les gens qui croisent notre route. Je voudrais que nous comprenions la signification de la phrase "aimer son prochain". Je désire que chacun d'entre vous se fasse un devoir de sourire ou de faire une bonne action pour un inconnu et ce, à chaque jour. Je suis certaine que si chacun d'entre nous commence à respecter les autres et à toujours agir avec civisme et courtoisie, nous aurons la plus belle des années. Passez le mot à vos amis ou invitez les à lire ce texte. Qui sait? Peut-être que la prochaine fois que vous aurez envie de couper quelqu'un en voiture ou de "blaster" le volume de votre radio d'auto à minuit, vous y penserez à deux fois car cette chaîne de courtoisie que j'essaie d'entamer vous aura touché!



Bonne année 2011, chers lecteurs. Que tous vos rêves se réalisent.



Karine-l'utopique!

dimanche 12 décembre 2010

Quelques petites montées de lait!

Et oui! Me revoilà! Vous pensiez vous être débarrassé de moi hein? Et bien non!! Je suis comme le malheur sur le peuple haïtien: je m'acharne! J'avais simplement pris une pause, question de me refaire une inspiration. Mais cette trêve a valu la peine... Voici, à la demande générale, quelques montées de lait!

1- Première bordée de neige! Il nous tombe quelques centimètres de cette manne blanche et nous assistons au phénomène du "devenage fou" généralisé! Kecé ça???? Ce n'est pas comme si c'était la première année qu'on avait de la neige en décembre hein? Pourquoi le monde paralyse et devient débile dès qu'il tombe un ti-peu de neige? Un exemple? Après la première tempête, je suis sorti pour pelleter mon entrée (communément appelé mon "driveway"!!). En deux heures de pelletage, j'ai réussi à me "pogner" avec deux voisins! Et je sais que vous n'allez pas me croire mais ce n'était pas de ma faute (j'vous l'jure!!). Le premier parce que j'ai malencontreusement fait "orvoller" un ou deux flocons dans son entrée de stationnement et l'autre parce qu'il avait décidé de s'approprier la rue et que j'allais porter ma neige sur SON bord! Savez vous de quoi cela a l'air une maman-fatiguée-qui-ne-fume-plus-mais-qui-est-toujours-en-manque-de-nicotine-avec-une-tuque-laide-sua-tête-pis-une-pelle-din-mains-et-qui-se-fait-dire-des-niaiseries-par-deux-tawouins? C'est digne de la première page du Journal de Mourial!!! Alors mes amis, je ne vous demande pas d'aimer la neige, de profiter de l'hiver ou même de pelleter avec le sourire. Mais de grâce, ne devenez pas des fous furieux qui tombent des nus dès la première neige! On est au Québec, calvinette!! La neige, le froid pis tout le reste, bin ça vient avec! Si c'est si pénible, vendez tout et allez vivre plus près de l'équateur!

2- Dans ces temps-ci, beaucoup de mes concitoyens (ou plutôt "cons" citoyens!! Mais je me prends pour Sol, ma foi!!) utilisent, à tord et à travers, l'expression "petit peuple", en parlant des Québécois. Bon.... Là, faudrait en revenir de cette phrase démagogique! Premièrement, elle n'apporte rien de bon, si ce n'est que de foutre tout l'monde dans le même bateau. Deuxièmement, elle a été surutilisée ce qui en fait une expression complètement "out" et troisièmement, ça serait bien si les "diseux" de cette expression s'assuraient de ne pas en faire partie eux-mêmes, du petit peuple, avant de traiter les autres comme tel...

3- Pu capable des gens qui se trouvent 300 000 raisons pour justifier des comportements ou des états injustifiables! Ou ceux qui comptent des petits mensonges au lieu d'assumer réellement ce qu'ils sont. Vous savez, la fille qui dit avoir perdue 5 lbs dernièrement quand tu sais pertinemment qu'elle bouffe du McDo à la planche et qu'elle est allergique à l'exercice physique (ça fait plus d'un mois que je vais au gym de 4 à 5 fois par semaine, que j'ai un entraîneur privé et que je surveille mon alimentation et je n'ai que 7 lbs de perdues donc venez pas me faire croire que vous perdez du poids simplement en respirant!), celle qui te parle de son ménage mais chaque fois que tu rentres chez elle, les planchers sont collants et tu as mal au coeur de souper là, celui qui est gros mais qui te dit que ce sont ses glandes, celle qui se fait un monde de rêve "virtuel", parlant de ses enfants prodigues, de sa vie tellement "hot" et de ses exploits quand tu sais fort bien que la réalité en est autrement, que sa vie est triste et banale et que son côté "show off" cache un mal d'être, celle qui fume durant sa grossesse et qui dit que son médecin lui a conseillé de ne pas arrêter parce que c'est stressant pour le bébé (moi, j'ai fumé durant ma grossesse et ma doc me donnait de la merde chaque fois qu'elle le pouvait!!), etc... Vous voyez le portrait j'imagine? On en a tous quelques uns comme cela dans notre entourage. Mais pourquoi on ne leur dit pas? Chaque fois que j'entends des conneries de ce genre, j'ai seulement envie de rouler des yeux mais je me retiens. Pourquoi? Je n'en sais rien... Peut-être parce que cela peut être vachement gênant pour l'autre de se faire prendre en flagrant délit de mensonge, peut-être que je n'ai pas autant de gueule qu'on peut le penser (ou de courage, c'est selon!) Mais je crois que ce sera ma résolution de 2011!

4- Les gens qui accusent les autres de "juger". Ça, c'est comme le "petit peuple", c'est surutilisé comme phrase! Bien sûr que les gens jugent! TOUS les êtres humains jugent, même ceux qui prétendent ne pas le faire. Si vous sortez dehors, que vous rencontrez quelqu'un et que vous vous dites, dans votre tête: "WOW! Cette fille est superbe!" ou "Ouach! Ce gars est laid!", c'est un jugement! Tous nos actes, nos paroles et nos réactions seront jugés par l'un de nos semblables! C'est inévitable car c'est le propre de l'être humain! Vous êtes certainement en train de me juger, en ce moment même! Vous vous dites que je suis soit une maudite folle ou une grande auteure de blogue rempli de bon sens (bon... la première option est plus plausible mais j'ai bien l'droit de rêver non?) D'où l'importance de S'ASSUMER! Quand on fait des choix, il faut vivre avec les conséquences que ceux-ci entraînent et l'une de ces conséquences est le jugement d'autrui. Si on se sent jugé par les autres, c'est que l'on n'assume pas ce que l'on est, ce que l'on vit ou ce que l'on choisit. J'ai souvent une grande gueule, je dis souvent ce que je pense sans y aller "avec le dos de la cuillère", j'ai fait des choix surprenants et parfois même douteux dans ma vie (juste avec ma fille... Je n'allaite pas, je retourne travailler seulement six mois après sa naissance et il m'arrive d'acheter des petits pots de purée Heinz pour la nourrir!! Je me fais tellement regarder croche, si vous saviez!) mais j'ai toujours assumé et je le fais encore. Je crois n'avoir jamais utilisé la phrase clichée "tu me juges" de toute ma vie!! (Ou si je l'ai fait, cela devait être dans un moment d'égarement!) Et si vous vous sentez jugé par des gens autour de vous, pourquoi ne pas faire un ménage de votre entourage? On devrait pouvoir s'assumer totalement avec les gens qu'on aime et voir leurs "jugements" comme de simples conseils ou opinions. Il se peut que, parfois, nous n'ayons pas le monopole de la vérité et que nous fassions fausse route. Le conseil d'un proche peut être plaisant à recevoir au lieu de le voir comme un jugement.

À bon entendeur, salut!

Karine-qui-avait-une-crotte-sul-coeur!

lundi 22 novembre 2010

Mini-thérapie!

Je suis tombé sur un exercice que j'ai fait, il y a environ deux ans. Quand j'en ai relu le contenu, je me suis dit que cela pourrait être bien de le refaire et de demander à mes lecteurs de faire cet exercice également et d'afficher les réponses dans la section "Commentaires" de mon humble blogue.

L'exercice consiste à écrire 25 choses aléatoires sur vous. Des faits, des buts, des habitudes. Mais elles doivent être personnelles, quelque peu profondes et parfois même embarrassantes ou surprenantes! Vous avez le choix de signer ou non votre commentaire.

Pourquoi je veux refaire cet exercice avec vous, chers lecteurs? Parce que je suis curieuse, parce que j'aime lire sur la vie des autres et que je considère que certains d'entre vous se serviront peut-être de ce moyen pour avouer quelque chose ou se libérer d'un poids qui les pesait. Qui sait?

Je me lance!

1- J'aime apprendre. J'adore quand mes neurones sont stimulées. J'ai dû arrêter l'université durant ma grossesse (donc, il n'y a pas si longtemps) et j'espère trouver le temps d'y retourner un jour! Pour mon simple plaisir. Sinon, en attendant, je lis à peu près tout ce que je peux trouver d'intéressant. Quand j'étais jeune, je prenais même le dictionnaire et je lisais la section des noms propres pour en apprendre sur les gens célèbres ou marquants.

2- Après un stress post-traumatique et une dépression majeure, j'ai fait une psychothérapie qui dura deux ans et c'est le plus beau cadeau que je me suis fait.

3- J'ai été fiancé à l'âge de 25 ans avec un homme de 10 ans mon aîné. Il avait deux jeunes enfants dont il avait la garde exclusive que j'ai élevé comme s'ils étaient les miens. Malheureusement, après notre séparation (moins d'un an avant le mariage!), je n'ai plus jamais revu ces garçons. J'ai dû faire un gros deuil qui a duré de longues années!

4- J'étais une workholique mais je suis guérie!

5- Je suis la fille la plus loyale que vous ayez rencontré. Quand j'aime, c'est pour la vie! Pas de demies mesures avec moi ;-)

6- Je suis également la personne la plus rancunière au monde. C'est vraiment mon pire défaut. Il est très difficile d'obtenir mon pardon et je n'ai pas encore assimilé le concept que "chacun a droit à l'erreur"

7- Je suis, malgré tout, une personne timide. Et je compense en parlant fort!

8- Mon mariage a exactement été comme dans mes rêves. Avec tous les éléments que j'aime le plus: l'automne, le lac, la montagne, l'endroit élégant, pas trop d'invités...

9- Mon mariage a également été comme dans mes pires cauchemars: Tapis à l'extérieur affreux et de couleur criarde, j'ai failli trébucher quand j'ai descendu l'allée, ma belle-soeur a fait un scandale qui a presque fini en bataille avec ma soeur, l'escorte d'une invité a décidé de se saouler et d'essayer de me pogner les fesses! Bref, beaucoup de moments cocasses!

10- J'ai toujours aimé les hommes plus âgés. Pour la simple et bonne raison que je tripe sur les cheveux poivre et sel. Imaginez ma joie quand j'ai rencontré mon chum!! Il a mon âge ET il a toute la tête grisonnante!

11- J'ai toujours voulu appeler ma première fille Florence. Et finalement, quand la situation s'est présentée, je trouvais ça moins "hot" comme prénom...

12- L'un des plus beaux honneurs qu'on m'ait fait c'est quand mon amie Carolyne m'a demandé d'être la marraine de son premier enfant. J'ai vu cela comme un pacte d'amitié à vie.

13- Je suis chrétienne évangélique (protestante) et très croyante.

14- J'adore faire du camping et je n'ai pas peur des bebittes!

15- Je suis bonne en réno. Les travaux de peinture, de "bouchage" de trous et "posage" de moulures ne me font pas peur. Si je demande à mon mari de poser une tablette, c'est simplement pour lui permettre d'afficher sa virilité...

16- Je suis très nostalgique. Je pense souvent au passé et j'ai encore beaucoup de regrets avec lesquels j'essaie de vivre.

17- Je n'ai peur de pratiquement rien. (même que ça frôle l'insouciance!) Sauf de la mort.

18- Si j'avais à choisir mon dernier repas, ce serait des tonnes de sushis et des queues de homard jusqu'à ce que mon estomac explose!

19- Je suis une quétaine extrême! Si vous avez besoin d'un titre de chanson de Claude Barzotti ou de Sacha Distel, je suis votre femme! Mes groupes favoris sont Bon Jovi et... La Compagnie Créole. Plus kitsch que moi, tu meurs!

20- J'ai un énorme tatouage dans le dos, qui part des épaules et qui se termine aux fesses.

21- J'étais une étudiante qui ne comprenait jamais rien du premier coup, à l'école. Je semblais toujours perdu dans les explications de mes professeurs mais quand venait les examens, je "pétais" toujours des "scores". J'ai même une prof de maths qui a parlé de moi et de ce trait de ma personnalité longtemps après ma graduation!

22- Dans ces temps-ci, les gens "trop profonds" m'énervent un peu.

23- Je suis "fuckée" politiquement. Je suis de gauche sociale mais de droite économique. Je veux bien conserver des forêts mais tant que ça ne ralentit pas le développement économique. Je déteste les extrémistes mais j'en suis moi-même une quand on parle de souveraineté. Et je considère toutes personnes qui répondent "Moi j'connais rien à la politique pis ça m'intéresse pas" comme des incapables intellectuellement parlant.

24- J'aime la culture, la poésie, le théâtre, la danse, l'histoire, la géographie, le chant. Par contre, je déteste les faux artistes qui commencent à s'enfler la tête dès qu'ils obtiennent un rôle de figurant dans une pièce à la Licorne! (Mes années sur le Plateau qui m'ont rendu comme ça!)

25- Si je suis mariée avec mon homme, c'est grâce à ma copine Carolyne car environ un mois après le début de ma relation avec mon chum, j'ai confié à mon amie que je voulais le laisser, qu'il n'était pas pour moi, qu'il me tapait sur les nerfs. Carolyne m'a conseillé de ne pas "tirer sur la plug" trop vite, comme j'avais l'habitude de le faire. Elle m'a demandé de laissé une chance à ce garçon car elle trouvait qu'il avait l'air d'un bon gars. Pour une fois dans ma vie, j'ai écouté les conseils et j'ai persévéré dans cette relation. Vous connaissez la suite!

À vous maintenant!

Karine-la-voyeuse

mercredi 10 novembre 2010

Réponse à un p'tit bout de "Paradis"!!

J'étais en train de lire un article qu'une copine à moi a écrit sur le Temps des Fêtes qui s'en vient, sur ses petits problèmes financiers qui font que, ce Noël, sera un peu moins riche en cadeaux "achetés" que les autres années. Donc je suis dans ma lecture et certaines parties de son texte me font sursauter. Je m'apprêtais à lui répondre quand je décide, finalement, d'afficher ma réponse ici puisque je trouvais le sujet assez intéressant pour tous mais surtout, parce qu'on voit le même genre de texte à chaque année et que je suis un peu tanné des clichés tout fait!

Je ne copierai pas le texte de ma copine ici parce que, premièrement, je ne lui ai pas demandé la permission et que, deuxièmement, ce serait vraiment trop long mais je vous résume le tout.

Ma belle amie parle de son Noël qui sera un peu plus difficile cette année, faute de moyens financiers pour toutes sortes de raisons qui lui appartiennent. Elle décide donc de limiter les cadeaux achetés à grands coups de centaines de dollars et d'offrir à sa fille et à ses neveux des cadeaux fait à la main et avec amour. Jusque là, je trouve ça très bien!

Elle dit aussi que ce manque de bidou lui permet de renouer avec les vraies valeurs qui devraient être véhiculées en ces Temps des Fêtes: amour des siens, partage, charité. Même si l'arrivée de cette période lui fait un peu peur cette années, elle partagera des beaux moments avec sa famille et ses amis et fêtera Noël d'une autre façon que la traditionnelle "surconsommation" où l'on s'offre des cadeaux à n'en plus finir. Là encore, c'est super beau!

Mais un moment donné, ma belle copine décide de se demander si le Temps des Fêtes n'est que pour les riches et que ce n'est pas parce que tu offres une grosse télé plasma ou autre méga cadeau que tu es plus heureux. Elle ajoute également (et je cite): " Acheter nos proches avec du gros tape-à-l'oeil, cela fonctionne t-il vraiment? Est-ce que l'on se sent mieux? Est-ce qu'ils vont nous aimer plus? Est-ce que l'amour se calcule en cadeaux?" Là, mon sourcil droit, celui qui me donne l'air de dire "bin woyons donc toé" a titillé!!!

Je vous offre donc ma réponse qui sera ma montée de lait de la semaine! (mais une montée de lait gentille tout de même parce que j'aime bien ma copine!! ;-)

Ma belle H*,

Tu m'connais, je me dois de répondre quand certaines choses m'interpellent. Tu sais, il n'y a pas grand monde qui ne sera pas d'accord avec le fond de ton article. Bien sûr que les vraies valeurs ne résident pas dans la grosseur du cadeau que l'on offre. Évidemment que le temps passé en famille est la chose la plus importante en ces temps de réjouissances. Of course que l'on pourrait trouver un peu de temps pour rendre le sourire aux gens seuls et moins nantis.

Ce qui me "bug" avec une réflexion comme la tienne (et tu n'es pas la seule à l'avoir! Messemble que, à chaque année, il y a quelqu'un pour nous tenir ce genre de discours...) c'est cette façon de faire automatiquement passer le monde riche pour des trous de cul! Tu sais quoi? Un riche qui flashe avec ses bébelles dernier cri pis qui veut que tout l'monde regarde ses gros cadeaux, ça m'énerve! Mais un pauvre qui, en plus de vouloir se remonter en disant que LUI, il connaît les vraies valeurs de Noël parce qu'il n'a pas une cenne, chie sur les mieux nantis en pensant qu'ils sont tous "fake" dans leurs intentions, ça m'énerve tout autant!

Là, le cliché de "La petite fille aux allumettes" ou de "Scrooge", faudrait en revenir! Ce n'est pas parce qu'on se promène en Porshe qu'on ne connaît pas les valeurs de l'amour et de la fraternité. Un homme peut aimer le gros luxe ET aimer son prochain! Oui, il y a des riches qui ont oublié les valeurs familiales que tu chéris tant mais ya des pauvres qui ont oublié les valeurs de la débrouillardise et du travail acharné (Note ici..... Je ne te vise NULLEMENT!!! Je parle en général et je fais valoir mon point face à un discours que tu as rendu public et que tu n'es pas la seule à tenir durant le Temps des Fêtes!)

Si la valeur de ton compte de banque n'interfère pas avec la personne que tu es, pourquoi ce serait différent avec une personne qui a de l'argent? Si tu gagnais le million demain matin, serais-tu une moins bonne personne à l'intérieur parce que tu pourrais enfin gâter ton monde? Deviendrais-tu une mauvaise mère, en arrêtant d'enseigner à ta fille la "vraie" vie parce que tu pourrais lui offrir tout ce que son coeur désire? Je ne pense pas...

Des "tout croches", il y en a partout et ce, dans toutes les sphères de la société. Et c'est tellement typiquement québécois de juger une personne à l'aise financièrement en se disant qu'elle n'a sûrement pas les valeurs à la bonne place. Les Québécois, on a de la misère avec ça les "trop riches"!! La preuve, René Angelil dit encore à Céline de ne pas parler publiquement de ses avoirs, du coût des items qu'elle s'achète pour ne pas "faire chier" son public, pour ne pas le choquer. Et pourtant, elle l'a pas volé son cash... elle l'a mauditement travaillé et ne semble pas avoir perdu son côté simple et généreux...

Tu sais, H*... moi je vais pouvoir gâter ma famille. Chacun recevra un cadeau et, bien que ce n'est pas un budget illimité, je suis en mesure d'acheter des présents qui, ma foi, ne se vendent pas chez Dollorama, disons. Et pourtant, ce Noël est d'une importance capitale pour moi! Ce sera le premier en tant que maman. Ce sera la première fois que je ferai mon gros sapin avec une VRAIE bonne raison. Ce sera la première fois que j'irai visiter ma famille élargie (disons!) avec ma propre petite famille. Mais ce sera surtout le début d'une longue lignée de Temps des Fêtes où j'apprendrai à ma fille les valeurs chrétiennes que j'ai, la chance qu'elle a d'avoir des cadeaux à son goût, que l'amour ne se démontre pas par des présents mais que c'est l'fun en maudit d'en recevoir une fois de temps en temps et que, bien qu'il ne faut pas faire étalage de nos avoirs devant les autres, on n'est pas obligé de se sentir mal et de se cacher non plus! Par contre, le fait de partager avec le autres peut aussi apporter beaucoup de bonheur et de paix intérieure. Tout est une question de juste milieu.

Tu sais, on se fait souvent dire d'arrêter de juger les BS, les pauvres, les "échaudés" de la société car plusieurs ont une histoire; on peut facilement dire de cesser également de juger les valeurs d'une personne bien nantie. La grandeur d'un coeur n'a aucun lien avec un portefeuille, dans un cas comme dans l'autre!

Karine-qui-veut-que-tu-lui-fasses-un-cadeau-de-tes-tites-mains! :-) :-)

dimanche 7 novembre 2010

Show off moi????

Il est toujours plaisant de savoir que quelqu'un s'intéresse à ce que l'on fait, à ce que l'on écrit. Cela fait chaud au coeur de savoir que quelqu'un aime les pensées et les opinions qui sont répertoriées ici. Et honnêtement, je trouve toujours assez divertissant de recevoir des courriels de gens qui détestent ce que je fais. On ne peut pas plaire à tous!

Par contre, il a des accusations qui méritent des mises au point! Je le dis et je le répète: je suis contre la censure. Alors quand je reçois un commentaire qui est en désaccord avec mes écrits, jamais je ne le supprimerai à moins, bien sûr, que le-dit commentaire soit attaquant ou menaçant. La liberté d'opinion et d'expression est un privilège qu'il nous faut protéger pour la simple et bonne raison que des millions de gens sur cette petite Terre n'ont pas cette chance. Alors que vous m'aimiez ou non, vous aurez votre tribune ici!

Mais je ressens quand même le besoin de remettre (encore une fois!) les pendules à l'heure. Vous le savez, je l'ai souvent dit, les réactions de l'être humain me fascinent! Moi, quand je n'aime pas quelque chose, je passe mon chemin tout simplement. Je n'aime pas le brocoli et je n'en mange pas (même si c'est bon pour la santé!), je ne trippe pas sur le cinéma européen et je n'en regarde pas (même si ça fait "in" dans une conversation d'être connaisseur de cinéma étranger!) et je n'ai aucun respect pour certains chroniqueurs journalistiques alors je ne les lis pas! Et, bizarrement, j'applique cette même ligne de pensée sur TOUT ce qui croise mon chemin de vie! Incluant ce que je lis sur le net. Vous comprendrez donc que j'ai beaucoup de difficulté avec les gens qui détestent mes écrits mais qui continuent de les lire quand même! Faut être mauditement maso!

J'ai aussi souvent dit que j'ai beaucoup de difficulté à donner de l'importance à un commentaire écrit sous le couvert de l'anonymat. Je vais devoir encore clarifier parce qu'il faut croire que ce n'est pas donné à tout l'monde de comprendre la simplicité!! Bien sûr que cette fonction est pratique quand un intervenant décide de nous confier publiquement quelque chose d'important. Là où je n'embarque pas c'est quand une personne se sert de cette fonction pour insulter, rabaisser ou mépriser. Chercher des poux à quelqu'un sans se nommer, je trouve que ça fait pitié! Assumez vous bâzwell!!

Pour le restant, et bien c'est libre à vous... Libre à vous de rester ou de quitter... Libre à vous de me trouver pertinente ou non. Est-ce que je suis la meilleure "blogueuse" du web? Bien sûr que non! Est-ce que je suis une écrivaine hors pair? Du tout! Est-ce que je veux faire changer le monde ou faire avancer certaines idéologies bien ancrées dans notre société? Peut-être... mais je sais que mon site n'est qu'un grain de sable sur une immense plage! Est-ce que tous mes billets et articles sont digne d'un Pulitzer? pfffffffff....pentoute! Je n'ai même jamais eu la prétention de penser que j'avais un talent indéniable! Alors, si vous cherchez à avoir un échange philosophique sur certains concepts existentiels, changez de blogue bordel!!!! Il est assez évident que je n'ai ni les connaissances ni l'envie de jaser philosophie (ou autre sujet parfaitement ennuyeux!) avec vous! Ça me fascine de voir combien de personnes cherchent un deuxième et un troisième niveau à tout! Pousser la réflexion plus loin, oui mais faut quand même pas exagérer! Restez "groundé" tout l'monde!

En terminant, il y a une "meudame" qui m'a dit que mon blogue n'était qu'une raison pour me pavaner devant un public, que mon ego cherchait des spectateurs. Alors Meudame Labrune, je vous réponds que BIEN SÛR que c'est l'une des raisons! Il est évident que pour vouloir s'exposer publiquement comme je le fais, pour penser que nos écrits peuvent intéresser quelqu'un et pour avoir envie de repandre nos opinions partout, il faut aimer se donner en spectacle! Connaissez vous beaucoup de gens qui feraient cet exercice en se disant: "Oh non!! Moi je ne veux pas qu'on me lise!!" ? Dhuh! Maintenant, est-ce que j'ai un ego? Sûrement. Un ego ou une grande confiance en moi-même, en mes capacités. Et je crois aussi que je suis doté de gros bon sens et d'ouverture d'esprit, chose qui n'est pas donné à tous les gros egos! Mais voyez-vous, chère dame, c'est cette confiance en moi qui m'a fait répondre à mon chum hier soir, quand il m'a demandé "Est-ce que ça t'ébranle de lire des courriels de "bitcheries" comme ça à propos de ce que tu écris?", "Pentoute mon amour! Parce que je tiens ce blogue avant tout pour moi-même! Ce n'est vraiment pas la première fois que je ne fais pas l'unanimité!"

Karine-qui-remercie-sa-centaine-de-lecteurs-assidus

dimanche 24 octobre 2010

La Faucheuse

Je n'ai pas peur de grand chose. Ce n'est pas pour faire ma "tough" mais j'ai toujours été comme cela. Je me promène le soir dans la rue, je prends l'avion aisément et je tue mes araignées toute seule comme une grande! Non, pas peur de grand chose, la fille sauf une seule: la mort! J'ai une phobie incontrôlable de la mort. J'y pense souvent. Je la crains autant pour moi que pour les gens qui m'entourent. Et dans ces temps-ci, j'ai l'impression qu'elle rode...

Pourtant, je suis croyante. Je ne devrais donc pas m'inquiéter de ma mort car je sais que ce sera le début d'une vie encore plus grande et plus magnifique que celle-ci. Je sais où mon âme ira quand mon corps aura décidé d'abandonner la partie. Si ma peur n'est pas du "après" ma mort, elle n'est pas du "avant" non plus (souffrir ou perdre l'esprit) puisque je sais qu'avec la médication, on peut facilement abréger la souffrance. Non, ma phobie réside dans le "pendant". Quand le corps commence à s'éteindre, quand la respiration devient de plus en plus absente. Qu'est-ce qui se passe? Est-ce qu'on se rend compte de ce qui nous arrive ou sommes-nous déjà ailleurs? Juste d'y penser, le poil me dresse!

Mais encore plus que ma mort, j'ai peur de celle des autres. Je crois que s'il y a une chose de désagréable avec l'amour, c'est cette pensée qui nous hante de perdre l'être aimé. Depuis la naissance de ma fille, c'est incroyable! Si je perdais ce petit être, j'en deviendrais folle. Même chose pour mon amoureux. De m'imaginer un instant qu'il puisse partir prématurément et que nous ne puissions vivre nos vieux jours ensemble me fait frémir!

Et puis il y a mes parents. Si moi je vieillis, mes parents font de même. Ils avancent en âge et bien que les miens soient encore relativement jeunes (ils sont encore tous les deux dans la cinquantaine), je sais qu'ils ne sont pas éternels. J'ai l'impression que je dois profiter de chaque instant avec eux, que je dois les voir le plus souvent possible avant que la fin arrive. On a beau avoir des enfants et se faire notre propre petite famille, on reste toujours la fille ou le fils de quelqu'un. Je reste la "pitounne" de mon père et de ma mère et j'ai l'impression d'avoir autant besoin d'eux que quand j'avais 10 ans. Est-ce qu'on fini par se faire à l'idée qu'un jour, on deviendra orphelin? Pas capable...

Finalement, il y tous les autres qui nous entourent. Nos frères et soeurs, neveux et nièces. Il y a les amis proches et les connaissances plus lointaines. Il y a ceux qui partent de cause naturelle et ceux qui décident d'en finir. Il y a celles qui "attrapent" un cancer ou une maladie du coeur soudainement et il y a les autres qui souffrent longtemps. Il y a ceux qui décèdent en nous laissant un immense chagrin et les autres pour qui nous trouvons que c'est un soulagement car leur mort nous semble libératrice.

Je ne sais pas pourquoi mais j'y pense beaucoup. Est-ce parce que la mort a frappé dans mon entourage dernièrement et ce, sans prévenir? Peut-être... Est-ce parce que j'aime trop les gens qui m'entourent? Sûrement. Ce qui est certain c'est que j'ai peur de manquer de temps pour profiter des gens que j'aime. Je crains de "rater" des moments importants de leur vie et qu'ils ratent les miens si je pars trop vite. Mais surtout, j'ai peur de ne pas savoir "dealer" avec le deuil de quelqu'un qui m'est cher...

Je sais, je sais... Vous allez me dire de profiter de chaque moment, de mordre à pleine dent dans la vie puisque cette dernière est, à toute fin pratique, assez courte. Mais vous savez comme moi que ce n'est pas toujours possible. Chacun a ses obligations, sa routine, son quotidien. Pas toujours facile d'intégrer la phrase "profiter de la vie et des gens qu'on aime" dans le journalier "métro-boulot-dodo"! Et moi, bin ça ne calme pas ma phobie!

La seule chose que je peux faire c'est de ne pas "m'enfarger din fleurs du tapis", comme dirait ma mère. De laisser de côté les détails inutiles qui nous font perdre du temps, d'ignorer les gens sans intérêt à mes yeux et de ne pas me museler par crainte du jugement ou du regard. C'est un peu ma façon à moi de combattre ma phobie et de faire un pied-de-nez à la Grande Faucheuse.

Je me relis et je me dis que plusieurs d'entre vous me donneront le numéro de téléphone d'un bon psy (Inutile! J'en ai un!!!) mais mon texte n'a rien de déprimant. La mort fait partie du cycle de la vie et comme je réfléchis sur à peu près tous les sujets qui la concerne... Alors dites moi comment vous voyez la mort? Êtes-vous aussi "freak" que moi ou avez-vous un côté beaucoup plus serein? Pensez-vous à ce genre de chose ou, au contraire, essayez vous de mettre tout ça dans le fin fond de votre pensée? Avez-vous eu des expériences de grand deuil? Partagez et permettez moi de cheminer.

Karine-qui-n'a-pas-hâte-de-manger-les-pissenlits-par-la-racine-même-si-c'est-super-bon-en-salade!

lundi 18 octobre 2010

Thank you Johnny!

Ce soir, mon coeur de francophone est triste. Moi, qui est fière de vivre dans cette belle province qu'est le Québec. Qui est fière de parler cette superbe langue qu'est le français. Oui, ce soir, j'entrevois le début de la fin, cette fin que plusieurs d'entre nous prédisaient. La fin du français au Québec.

Il y a toujours eu des pour et des contre face à la souveraineté du Québec. Il a toujours existé un débat linguistique ici. Chacun a sa vision, son opinion. Par contre, s'il y a une chose sur laquelle la majorité de la population québécoise s'accorde, c'est bien l'importance de parler le français et ce, toutes allégeances politiques confondues. Nous avons cette chance, ici, de nous distinguer par notre héritage linguistique, notre culture francophone face aux nombreux unilinguistes anglophones qui nous entourent. Pour la plupart d'entre nous, nous avons l'immense privilège de maîtriser le français et l'anglais, donc de pouvoir se respecter en tant que francophone mais également de travailler, de voyager et de converser dans la langue universelle qu'est l'anglais.

Depuis des années déjà, nous nous battons pour garder cette unicité, faire découvrir aux nouveaux arrivants la langue de Molière et convaincre nos jeunes de l'importance de bien parler et écrire notre français. Dernièrement, cette ferveur que nous avions à nous faire respecter s'est quelque peu atténuée, en grosse partie dû à nos élus qui ne font rien, qui ne s'insurgent plus.

Mardi prochain, le gouvernement libéral fera passer le projet de loi 115, permettant les écoles "passerelles", entre autre. Cette loi modifiera la Charte de la langue française et l'application du principe de l'enseignement en français au Québec. Un parent riche pourra envoyer son enfant dans une école privée anglophone pendant trois ans pour qu'ensuite, il soit éligible à l'école publique anglophone. Ex: Comme je ne suis pas anglophone, que je n'ai pas fait mes études uniquement en anglais et que je ne suis pas née dans une province anglophone, ma fille doit obligatoirement, si je veux qu'elle fréquente l'école publique, faire ses études en français. Avec cette nouvelle loi, un parent comme moi pourra contourner cette règle en envoyant son enfant à l'école anglophone privée pendant trois ans. Il pourra ensuite inscrire son enfant à l'école PUBLIQUE anglophone. En bref, avec de l'argent, certains pourront s'acheter le droit de ne pas apprendre la langue OFFICIELLE de cette province.

Voulez-vous bien m'expliquer qu'est-ce qui se passe avec ce gouvernement? Celui là même qui est censé représenter le peuple en entier et non pas seulement un groupe de lobbyistes anglais qui s'obstine à ne pas vouloir se plier aux règles et aux lois du Québec? La troupe à Charest s'entête à ne pas écouter son électorat, à faire tout le contraire de ce que l'on demande. Nous voulions une commission d'enquête sur le domaine de la construction, il ne l'a pas fait. Nous voulions seulement avoir la version de Marc Bellemare, sans plus. Charest fout des millions de dollars à l'eau en commission d'enquête sur le processus de nomination des juges. Et là, même si 36 des 43 mémoires, qui devaient être présentés en commission parlementaire, sont contre le projet de loi 115, notre cher Premier Ministre va de l'avant tout en bâillonnant l'opposition. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pourrait envoyer au "pas-si-honorable-que-ça" Johnny un Petit Larousse avec la définition du mot "démocratie" surlignée en rose nananne?

Nous sommes uniques. Nous sommes différents. Et grâce à cette différence, nous nous démarquons. Je ne comprends pas que certains s'obstinent à ne pas vouloir se rallier au gros bon sens. Pourquoi ne pas vouloir apprendre le français? Pourquoi ne pas vouloir respecter le choix de société, qui a été fait il y a plusieurs décennies déjà, qu'est de vivre, travailler et étudier en français? Cela n'empêche pas d'apprendre d'autres langues. J'ai moi-même étudié dans une école bilingue, en plus d'apprendre l'espagnol à temps perdu quelques années plus tard. J'ai la richesse et la chance de pouvoir comprendre environ 75% de la population mondiale sans pour autant renier qui je suis fondamentalement.

Je suis francophone. Je parle français à la maison. J'ai des amis qui sont Grecs, Italiens et Portugais. Eux, c'est leur langue maternelle qu'ils parlent avec leurs parents et enfants. Et quand je les visite, j'entends toutes les beautés de ces langues que je ne comprends pas tout à fait. Mes amis transmettent à leurs enfants l'héritage de leur culture comme moi, je transmettrai à ma fille le bonheur que je ressens quand j'entends Ferland ou Leclerc, quand je lis Marie Laberge ou Arlette Cousture, quand je vais à la cabane à sucre ou que je vois une pièce de Tremblay. Par contre, quand nous sortons hors de nos chaumières, la Chouinard que je suis veut discuter avec les Mendes, Nguyen et Amato dans la langue commune de ce pays, soit le français. Car pour pouvoir se comprendre entre différentes cultures et pour pouvoir apprendre à vivre ensemble dans le respect, il nous faut partager une langue commune, celle qui est officielle là où l'on vit. Si on encourage l'enseignement anglophone, comment nos enfants pourront-ils apprendre à se comprendre?

Ce projet de loi est une porte ouverte à l'assimilation. Bien sûr, pour l'instant, cela sera infime comme répercussion mais qu'est-ce que ce sera dans 20 ou 30 ans? Si nous permettons cette loi maintenant, quelle sera la prochaine étape? Et quel message envoyons nous aux générations futures? Le message qu'avec de l'argent, nous pouvons déroger de la majorité et faire comme bon nous semble sans respect pour celle-ci. Et la majorité de cette province, c'est vous et moi.

Mettons nos culottes et insurgeons nous contre ce gouvernement qui fait à sa tête et qui semble privilégier quelques riches à la population moyenne que nous sommes. Faites passer le message, parlez-en et faites connaître votre grogne. C'est l'avenir de votre culture et de votre langue qui en dépend.

Karine-qui-pense-vraiment-se-présenter-aux-prochaines-élections!!

vendredi 8 octobre 2010

Quand l'affection peut tuer votre rejeton!

Fallait j'en parle! J'ai rarement lu pareille aberration!

Hier, Papa, Maman et Poupoune se rendent au CLSC, vaccination oblige! Pendant que l'infirmière se préparait à mutiler les cuisses de ma fille, j'ai remarqué une affiche sur le mur nous avertissant des "dangers" de mettre la suce de bébé dans la bouche de l'adulte (vous savez, ce truc vieux comme la Terre qui consiste à se mettre la sucette dans la bouche au lieu d'aller la rincer pour enlever la poussière quand la-dite sucette tombe par terre pour la 872ième fois!), de partager ses ustensiles avec son rejeton et même, d'embrasser bébé sur la bouche! Selon l'alarmante mise en garde, nous, adultes maudits, pourrions transmettre des vilaines bactéries à notre poupon et lui causer... des caries!!!

Quelques "ah bin cliss!" et deux ou trois roulements de yeux plus tard, je me disais que cette folie de surprotection envers les enfants valait bien un petit texte sur mon blogue. Et enfin, on ne peut plus me fatiguer les oreilles avec l'éternel "Attends d'avoir des enfants, tu comprendras notre inquiétude de mère" parceque TADAM! J'ai maintenant un bébé!!!!!

Ok, je l'avoue! Avoir un enfant change complètement notre perception de la vie. Il y a réellement des sentiments qu'on ne connaît qu'avec l'avènement d'un bébé (désolée les non-maman! Je ne croyais jamais dire ça un jour mais bon... c'est vrai!). À la minute où ce monstre-à-pleurs-et-à-chiasses sort de notre "tunnel d'amour" (et le scrappe, par le fait même!), l'inquiétude, la culpabilité et les remords embarquent! C'est hallucinant! Et pourtant, je suis assez terre-à-terre comme fille... et malgré tout, je ne peux m'empêcher d'aller vérifier cinq fois par nuit si ma fille respire!

Mais là, il ne faut quand même pas devenir fou! Vous connaissez déjà ma haine intense envers les parents qui parlent à leurs enfants comme à des demeurés ("Il faut leur apprendre à bien prononcer voyons!"), qui demandent, à grands coups de "s'il vous plaît", à leur rejeton de trois ans de ne pas frapper la petite voisine ou de cesser de "garrocher" des haltères par les fenêtres (j'ai hâte de "ramasser" le parent qui n'aura pour réaction que de dire "SVP Gael-Alexandre, pourrais-tu cesser de frapper en plein visage la petite fille?" au lieu de l'arrêter immédiatement quand la petite fille en question sera la mienne!!), qui font un exposé oral à leur bambin pour lui expliquer pourquoi il ne peut pas manger quatre tablettes de chocolat avant le souper (quand une réponse courte avec une simple explication claire aurait fait l'affaire!) et qui répondent à la moindre demande et au moindre pleur de caprice par peur de "traumatiser" leur poupon!

Sauf que cette fois, cela dépasse l'entendement! L'affiche me disait donc de ne pas embrasser ma fille sur la bouche car je pouvais lui transférer des bactéries et des microbes! Et que dire de cette habitude, pratiquement mortelle, que j'ai de me foutre la suce dans la bouche au lieu de me "garrocher" à l'évier pour la rincer avant de la remettre dans la "trappe-à-fromage" de ma fille qui hurle dès que sa suce tombe! Peut-être que je devrais lui coller la sucette sur la bouche avec du "duct tape"!!! Drastique comme formule mais au moins, j'éviterais de polluer l'intérieur de ma poupoune avec des maudites bactéries!

Sérieusement, je comprends que certaines méthodes ancestrales soient désuètes. Je comprends que la médecine et les soins de santé aient évolué et qu'il y a des pratiques que nos mères avaient qui soient passé de mode mais depuis quand embrasser un enfant devient-il dangereux? Je le dis et je le redis: je n'ai pas été allaité, mes parents m'embrassaient partout, j'ai un album complet de photos de moi nue comme un ver, mes biberons n'ont pas été stérilisé à chaque fois et pourtant, je mesure 5'10", je suis en parfaite santé et le p'tit gars du Jean Coutu n'a jamais appelé la police pour leur dire que mes parents étaient des pédophiles!!

Voulez-vous vous calmer le pompon, chers experts de la santé et nouveaux parents? Comment se fait-il que ce soit également un premier enfant pour moi, que j'ai aussi passé des moments à l'hôpital avec ma fille mais que je sois capable de faire la part des choses? Je sais que je ne réinventerai pas la maternité, que les bons vieux trucs sont parfois bons et parfois inutiles et que embrasser son enfant n'a JAMAIS tué personne!

Je regarde certains enfants autour de moi, dans les parcs et dans les endroits publics et je me dis que cette nouvelle tendance à vouloir rejeter les "anciennes méthodes", à traiter l'enfant comme un adulte, à ne jamais sévir par peur des traumatismes et à craindre les microbes partout ne fait vrrrrrrrrrrrraiment pas des enfants "endurables"!!

P.S: En passant, aujourd'hui aux nouvelles, on apprenait qu'il s'est vendu 16 millions de pilules de Ritalin en six mois au Québec! C'est bizarre... J'ai comme l'impression qu'un peu plus d'implication de la part des parents, qu'un peu plus de discipline, d'encadrement et d'affection éliminerait au moins la moitié de ce nombre astronomique de drogues avec lesquelles on bourre nos enfants!

Encore une fois, on reste "groundé" tout le monde!

Karine-qui-payera-des-soins-dentaires-en-quantité-industrielle-mais-qui-ne-s'empèchera-jamais-de-bécotter-sa-poupoune-partout!

mercredi 29 septembre 2010

Lettre à un ministre

Dr Yves Bolduc, ministre provincial de la santé et des services sociaux.

Monsieur le ministre,

Suite à la Xième annonce de coupures dans le domaine de la santé et des services à la population, je souhaite vous faire parvenir cette lettre afin que vous sachiez qu'au moins une citoyenne appuie votre gestion du ministère.

Aujourd'hui, nous apprenions, dans les médias, que certains centres de santé et de services sociaux (CSSS) devaient obligatoirement couper dans les dépenses et abolir des postes pour éviter d'être déficitaire. Suite à ces coupures, certains centres de soins pour personnes âgées se retrouvent avec une seule infirmière, la nuit, pour environ 200 patients.

Bien que la majorité de la population (vous savez, ce peuple qui élit votre parti depuis 2003!) soit en profond désaccord avec ce genre de gestion, je tenais à vous faire savoir que je comprends pourquoi vous prenez ce genre de décisions et que je sais que ces coupures sont inévitables.

Il est assez évident que s'il y a un endroit où couper, c'est bien dans les services aux vieux! Premièrement, ces êtres fatigués et invalides sont souvent trop handicapés pour aller voter. À quoi bon prendre soin d'une partie de la population qui ne risque pas de mettre un petit X sur un bulletin de vote en votre faveur? Par contre, j'aurais une suggestion pour vous. Vous devriez faire construire un centre de soins longue durée hyper luxueux et où le personnel soignant serait suffisant. Pour être admis dans ce centre, il faudrait que le p'tit vieux soit riche, ait une allégeance libérale ET qu'il fasse un don substantiel (et renouvelable à chaque année!) à votre parti politique. Vous auriez donc une nouvelle source de financement et vous trouveriez enfin une utilité aux gens du troisième âge.

Deuxièmement, ces personnes séniles ne paient pratiquement plus d'impôts ni de taxes pusiqu'ils ne travaillent plus et sont trop malades pour sortir magasiner! Ils ne contribuent donc plus vraiment à faire rouler l'économie. Je sais que plusieurs vous diront qu'ils en ont payé toute leur vie et qu'ils méritent d'avoir accès aux services de santé de base mais bon... Nous savons tous les deux que cet argument ne tient pas la route. Quand j'arrête de payer mon compte Vidéotron, est-ce que ces derniers continuent de me fournir le câble simplement parce que j'ai été bonne payeuse pendant 10 ans??? (Note aux lecteurs: cette analogie boiteuse est voulue!)

Finalement, en enlevant le personnel infirmier des CSSS, vous contribuez à lutter contre la surpopulation vieillissante. Non mais soyons honnête! À quoi sert une tite-vieille si ce n'est que de causer des accidents sur les autoroutes, ralentir la file d'attente chez Jean Coutu car la tite-madame compte son ti-change pour payer ses pastilles et radoter des histoires du temps où elle faisait un "tour de machine" pour aller acheter son gros gin à la "Commission des liqueurs" et payer tous ses achats "Chargex"!! Il suffit que deux vieilles croûtes subissent un problème sérieux de santé en même temps et BINGO! Comme l'infirmière est seule la nuit, l'une des deux personnes âgées passera sûrement l'arme à gauche et ira rejoindre Saint-Pierre! Et ça, c'est sans compter tous les "frippés" qui mourront seuls à la maison, faute d'avoir pris leur insuline, leur Coumadin ou autre médicament vital parce que les CSSS coupent aussi dans les soins à domicile! Quand on y pense, monsieur le ministre, il ne suffira que de deux ou trois autres années avec vous à la tête du ministère de la santé et des services sociaux et on vient de trouver la solution au problème de la population vieillissante!

La seule chose que je ne comprends pas, cher M. Bolduc, c'est pourquoi, en même temps que toutes ces compressions, vous faîtes également une commission sur le droit de mourir dans la dignité. Il est évident que seules les personnes âgées qui ont une famille pour prendre soin d'eux jusqu'à leur mort auront le luxe de mourir dans la dignité. Quand tu as 75 ans et que tu doives attendre des heures dans ta merde parce qu'il n'y a pas assez de personnel pour venir changer ta couche, faute de budget, ce n'est pas vraiment ce que j'appelle de la dignité. Mais hey! On s'en fou! Ce ne sont que des vieux!

Je tenais donc, cher ministre, à vous faire savoir combien j'étais d'accord avec les gestes que vous posez. Vous, et votre parti, êtes vraiment des visionnaires! Vous avez compris le truc pour vous débarrasser d'une partie de la population qui est inutile en faisant passer cela sur le dos d'un manque d'argent. Bon... cela a prit six gestionnaires grassement payés pour "brain stormer" sur la manière de faire gober ça au peuple mais qui s'en soucie? Vous serez quand même réélu aux prochaines élections!

En attendant, même si je m'ennuie de ma grand-mère (qui aurait 81 ans maintenant...), de ses tartes aux dattes, de son ragoût de boulettes, de sa "parlure" de vieille madame, de ses chicanes avec sa soeur Laurette, de ses histoires qu'elle racontait à propos de mon grand-père et de ses plats de bonbons rayés qui n'étaient pas mangeables, je suis heureuse qu'elle soit décédée car JAMAIS je n'aurais voulu qu'elle soit soignée dans l'un de vos centres de soins longue durée. Et vous? Votre mère? Votre grand-mère? L'auriez vous laissé dans un centre où il n'y a pratiquement pas de soin la nuit?

Veuillez agréer, Monsieur le ministre, mes salutations pas vraiment distinguées!

Karine-la-sarcastique.