dimanche 7 novembre 2010

Show off moi????

Il est toujours plaisant de savoir que quelqu'un s'intéresse à ce que l'on fait, à ce que l'on écrit. Cela fait chaud au coeur de savoir que quelqu'un aime les pensées et les opinions qui sont répertoriées ici. Et honnêtement, je trouve toujours assez divertissant de recevoir des courriels de gens qui détestent ce que je fais. On ne peut pas plaire à tous!

Par contre, il a des accusations qui méritent des mises au point! Je le dis et je le répète: je suis contre la censure. Alors quand je reçois un commentaire qui est en désaccord avec mes écrits, jamais je ne le supprimerai à moins, bien sûr, que le-dit commentaire soit attaquant ou menaçant. La liberté d'opinion et d'expression est un privilège qu'il nous faut protéger pour la simple et bonne raison que des millions de gens sur cette petite Terre n'ont pas cette chance. Alors que vous m'aimiez ou non, vous aurez votre tribune ici!

Mais je ressens quand même le besoin de remettre (encore une fois!) les pendules à l'heure. Vous le savez, je l'ai souvent dit, les réactions de l'être humain me fascinent! Moi, quand je n'aime pas quelque chose, je passe mon chemin tout simplement. Je n'aime pas le brocoli et je n'en mange pas (même si c'est bon pour la santé!), je ne trippe pas sur le cinéma européen et je n'en regarde pas (même si ça fait "in" dans une conversation d'être connaisseur de cinéma étranger!) et je n'ai aucun respect pour certains chroniqueurs journalistiques alors je ne les lis pas! Et, bizarrement, j'applique cette même ligne de pensée sur TOUT ce qui croise mon chemin de vie! Incluant ce que je lis sur le net. Vous comprendrez donc que j'ai beaucoup de difficulté avec les gens qui détestent mes écrits mais qui continuent de les lire quand même! Faut être mauditement maso!

J'ai aussi souvent dit que j'ai beaucoup de difficulté à donner de l'importance à un commentaire écrit sous le couvert de l'anonymat. Je vais devoir encore clarifier parce qu'il faut croire que ce n'est pas donné à tout l'monde de comprendre la simplicité!! Bien sûr que cette fonction est pratique quand un intervenant décide de nous confier publiquement quelque chose d'important. Là où je n'embarque pas c'est quand une personne se sert de cette fonction pour insulter, rabaisser ou mépriser. Chercher des poux à quelqu'un sans se nommer, je trouve que ça fait pitié! Assumez vous bâzwell!!

Pour le restant, et bien c'est libre à vous... Libre à vous de rester ou de quitter... Libre à vous de me trouver pertinente ou non. Est-ce que je suis la meilleure "blogueuse" du web? Bien sûr que non! Est-ce que je suis une écrivaine hors pair? Du tout! Est-ce que je veux faire changer le monde ou faire avancer certaines idéologies bien ancrées dans notre société? Peut-être... mais je sais que mon site n'est qu'un grain de sable sur une immense plage! Est-ce que tous mes billets et articles sont digne d'un Pulitzer? pfffffffff....pentoute! Je n'ai même jamais eu la prétention de penser que j'avais un talent indéniable! Alors, si vous cherchez à avoir un échange philosophique sur certains concepts existentiels, changez de blogue bordel!!!! Il est assez évident que je n'ai ni les connaissances ni l'envie de jaser philosophie (ou autre sujet parfaitement ennuyeux!) avec vous! Ça me fascine de voir combien de personnes cherchent un deuxième et un troisième niveau à tout! Pousser la réflexion plus loin, oui mais faut quand même pas exagérer! Restez "groundé" tout l'monde!

En terminant, il y a une "meudame" qui m'a dit que mon blogue n'était qu'une raison pour me pavaner devant un public, que mon ego cherchait des spectateurs. Alors Meudame Labrune, je vous réponds que BIEN SÛR que c'est l'une des raisons! Il est évident que pour vouloir s'exposer publiquement comme je le fais, pour penser que nos écrits peuvent intéresser quelqu'un et pour avoir envie de repandre nos opinions partout, il faut aimer se donner en spectacle! Connaissez vous beaucoup de gens qui feraient cet exercice en se disant: "Oh non!! Moi je ne veux pas qu'on me lise!!" ? Dhuh! Maintenant, est-ce que j'ai un ego? Sûrement. Un ego ou une grande confiance en moi-même, en mes capacités. Et je crois aussi que je suis doté de gros bon sens et d'ouverture d'esprit, chose qui n'est pas donné à tous les gros egos! Mais voyez-vous, chère dame, c'est cette confiance en moi qui m'a fait répondre à mon chum hier soir, quand il m'a demandé "Est-ce que ça t'ébranle de lire des courriels de "bitcheries" comme ça à propos de ce que tu écris?", "Pentoute mon amour! Parce que je tiens ce blogue avant tout pour moi-même! Ce n'est vraiment pas la première fois que je ne fais pas l'unanimité!"

Karine-qui-remercie-sa-centaine-de-lecteurs-assidus

dimanche 24 octobre 2010

La Faucheuse

Je n'ai pas peur de grand chose. Ce n'est pas pour faire ma "tough" mais j'ai toujours été comme cela. Je me promène le soir dans la rue, je prends l'avion aisément et je tue mes araignées toute seule comme une grande! Non, pas peur de grand chose, la fille sauf une seule: la mort! J'ai une phobie incontrôlable de la mort. J'y pense souvent. Je la crains autant pour moi que pour les gens qui m'entourent. Et dans ces temps-ci, j'ai l'impression qu'elle rode...

Pourtant, je suis croyante. Je ne devrais donc pas m'inquiéter de ma mort car je sais que ce sera le début d'une vie encore plus grande et plus magnifique que celle-ci. Je sais où mon âme ira quand mon corps aura décidé d'abandonner la partie. Si ma peur n'est pas du "après" ma mort, elle n'est pas du "avant" non plus (souffrir ou perdre l'esprit) puisque je sais qu'avec la médication, on peut facilement abréger la souffrance. Non, ma phobie réside dans le "pendant". Quand le corps commence à s'éteindre, quand la respiration devient de plus en plus absente. Qu'est-ce qui se passe? Est-ce qu'on se rend compte de ce qui nous arrive ou sommes-nous déjà ailleurs? Juste d'y penser, le poil me dresse!

Mais encore plus que ma mort, j'ai peur de celle des autres. Je crois que s'il y a une chose de désagréable avec l'amour, c'est cette pensée qui nous hante de perdre l'être aimé. Depuis la naissance de ma fille, c'est incroyable! Si je perdais ce petit être, j'en deviendrais folle. Même chose pour mon amoureux. De m'imaginer un instant qu'il puisse partir prématurément et que nous ne puissions vivre nos vieux jours ensemble me fait frémir!

Et puis il y a mes parents. Si moi je vieillis, mes parents font de même. Ils avancent en âge et bien que les miens soient encore relativement jeunes (ils sont encore tous les deux dans la cinquantaine), je sais qu'ils ne sont pas éternels. J'ai l'impression que je dois profiter de chaque instant avec eux, que je dois les voir le plus souvent possible avant que la fin arrive. On a beau avoir des enfants et se faire notre propre petite famille, on reste toujours la fille ou le fils de quelqu'un. Je reste la "pitounne" de mon père et de ma mère et j'ai l'impression d'avoir autant besoin d'eux que quand j'avais 10 ans. Est-ce qu'on fini par se faire à l'idée qu'un jour, on deviendra orphelin? Pas capable...

Finalement, il y tous les autres qui nous entourent. Nos frères et soeurs, neveux et nièces. Il y a les amis proches et les connaissances plus lointaines. Il y a ceux qui partent de cause naturelle et ceux qui décident d'en finir. Il y a celles qui "attrapent" un cancer ou une maladie du coeur soudainement et il y a les autres qui souffrent longtemps. Il y a ceux qui décèdent en nous laissant un immense chagrin et les autres pour qui nous trouvons que c'est un soulagement car leur mort nous semble libératrice.

Je ne sais pas pourquoi mais j'y pense beaucoup. Est-ce parce que la mort a frappé dans mon entourage dernièrement et ce, sans prévenir? Peut-être... Est-ce parce que j'aime trop les gens qui m'entourent? Sûrement. Ce qui est certain c'est que j'ai peur de manquer de temps pour profiter des gens que j'aime. Je crains de "rater" des moments importants de leur vie et qu'ils ratent les miens si je pars trop vite. Mais surtout, j'ai peur de ne pas savoir "dealer" avec le deuil de quelqu'un qui m'est cher...

Je sais, je sais... Vous allez me dire de profiter de chaque moment, de mordre à pleine dent dans la vie puisque cette dernière est, à toute fin pratique, assez courte. Mais vous savez comme moi que ce n'est pas toujours possible. Chacun a ses obligations, sa routine, son quotidien. Pas toujours facile d'intégrer la phrase "profiter de la vie et des gens qu'on aime" dans le journalier "métro-boulot-dodo"! Et moi, bin ça ne calme pas ma phobie!

La seule chose que je peux faire c'est de ne pas "m'enfarger din fleurs du tapis", comme dirait ma mère. De laisser de côté les détails inutiles qui nous font perdre du temps, d'ignorer les gens sans intérêt à mes yeux et de ne pas me museler par crainte du jugement ou du regard. C'est un peu ma façon à moi de combattre ma phobie et de faire un pied-de-nez à la Grande Faucheuse.

Je me relis et je me dis que plusieurs d'entre vous me donneront le numéro de téléphone d'un bon psy (Inutile! J'en ai un!!!) mais mon texte n'a rien de déprimant. La mort fait partie du cycle de la vie et comme je réfléchis sur à peu près tous les sujets qui la concerne... Alors dites moi comment vous voyez la mort? Êtes-vous aussi "freak" que moi ou avez-vous un côté beaucoup plus serein? Pensez-vous à ce genre de chose ou, au contraire, essayez vous de mettre tout ça dans le fin fond de votre pensée? Avez-vous eu des expériences de grand deuil? Partagez et permettez moi de cheminer.

Karine-qui-n'a-pas-hâte-de-manger-les-pissenlits-par-la-racine-même-si-c'est-super-bon-en-salade!

lundi 18 octobre 2010

Thank you Johnny!

Ce soir, mon coeur de francophone est triste. Moi, qui est fière de vivre dans cette belle province qu'est le Québec. Qui est fière de parler cette superbe langue qu'est le français. Oui, ce soir, j'entrevois le début de la fin, cette fin que plusieurs d'entre nous prédisaient. La fin du français au Québec.

Il y a toujours eu des pour et des contre face à la souveraineté du Québec. Il a toujours existé un débat linguistique ici. Chacun a sa vision, son opinion. Par contre, s'il y a une chose sur laquelle la majorité de la population québécoise s'accorde, c'est bien l'importance de parler le français et ce, toutes allégeances politiques confondues. Nous avons cette chance, ici, de nous distinguer par notre héritage linguistique, notre culture francophone face aux nombreux unilinguistes anglophones qui nous entourent. Pour la plupart d'entre nous, nous avons l'immense privilège de maîtriser le français et l'anglais, donc de pouvoir se respecter en tant que francophone mais également de travailler, de voyager et de converser dans la langue universelle qu'est l'anglais.

Depuis des années déjà, nous nous battons pour garder cette unicité, faire découvrir aux nouveaux arrivants la langue de Molière et convaincre nos jeunes de l'importance de bien parler et écrire notre français. Dernièrement, cette ferveur que nous avions à nous faire respecter s'est quelque peu atténuée, en grosse partie dû à nos élus qui ne font rien, qui ne s'insurgent plus.

Mardi prochain, le gouvernement libéral fera passer le projet de loi 115, permettant les écoles "passerelles", entre autre. Cette loi modifiera la Charte de la langue française et l'application du principe de l'enseignement en français au Québec. Un parent riche pourra envoyer son enfant dans une école privée anglophone pendant trois ans pour qu'ensuite, il soit éligible à l'école publique anglophone. Ex: Comme je ne suis pas anglophone, que je n'ai pas fait mes études uniquement en anglais et que je ne suis pas née dans une province anglophone, ma fille doit obligatoirement, si je veux qu'elle fréquente l'école publique, faire ses études en français. Avec cette nouvelle loi, un parent comme moi pourra contourner cette règle en envoyant son enfant à l'école anglophone privée pendant trois ans. Il pourra ensuite inscrire son enfant à l'école PUBLIQUE anglophone. En bref, avec de l'argent, certains pourront s'acheter le droit de ne pas apprendre la langue OFFICIELLE de cette province.

Voulez-vous bien m'expliquer qu'est-ce qui se passe avec ce gouvernement? Celui là même qui est censé représenter le peuple en entier et non pas seulement un groupe de lobbyistes anglais qui s'obstine à ne pas vouloir se plier aux règles et aux lois du Québec? La troupe à Charest s'entête à ne pas écouter son électorat, à faire tout le contraire de ce que l'on demande. Nous voulions une commission d'enquête sur le domaine de la construction, il ne l'a pas fait. Nous voulions seulement avoir la version de Marc Bellemare, sans plus. Charest fout des millions de dollars à l'eau en commission d'enquête sur le processus de nomination des juges. Et là, même si 36 des 43 mémoires, qui devaient être présentés en commission parlementaire, sont contre le projet de loi 115, notre cher Premier Ministre va de l'avant tout en bâillonnant l'opposition. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pourrait envoyer au "pas-si-honorable-que-ça" Johnny un Petit Larousse avec la définition du mot "démocratie" surlignée en rose nananne?

Nous sommes uniques. Nous sommes différents. Et grâce à cette différence, nous nous démarquons. Je ne comprends pas que certains s'obstinent à ne pas vouloir se rallier au gros bon sens. Pourquoi ne pas vouloir apprendre le français? Pourquoi ne pas vouloir respecter le choix de société, qui a été fait il y a plusieurs décennies déjà, qu'est de vivre, travailler et étudier en français? Cela n'empêche pas d'apprendre d'autres langues. J'ai moi-même étudié dans une école bilingue, en plus d'apprendre l'espagnol à temps perdu quelques années plus tard. J'ai la richesse et la chance de pouvoir comprendre environ 75% de la population mondiale sans pour autant renier qui je suis fondamentalement.

Je suis francophone. Je parle français à la maison. J'ai des amis qui sont Grecs, Italiens et Portugais. Eux, c'est leur langue maternelle qu'ils parlent avec leurs parents et enfants. Et quand je les visite, j'entends toutes les beautés de ces langues que je ne comprends pas tout à fait. Mes amis transmettent à leurs enfants l'héritage de leur culture comme moi, je transmettrai à ma fille le bonheur que je ressens quand j'entends Ferland ou Leclerc, quand je lis Marie Laberge ou Arlette Cousture, quand je vais à la cabane à sucre ou que je vois une pièce de Tremblay. Par contre, quand nous sortons hors de nos chaumières, la Chouinard que je suis veut discuter avec les Mendes, Nguyen et Amato dans la langue commune de ce pays, soit le français. Car pour pouvoir se comprendre entre différentes cultures et pour pouvoir apprendre à vivre ensemble dans le respect, il nous faut partager une langue commune, celle qui est officielle là où l'on vit. Si on encourage l'enseignement anglophone, comment nos enfants pourront-ils apprendre à se comprendre?

Ce projet de loi est une porte ouverte à l'assimilation. Bien sûr, pour l'instant, cela sera infime comme répercussion mais qu'est-ce que ce sera dans 20 ou 30 ans? Si nous permettons cette loi maintenant, quelle sera la prochaine étape? Et quel message envoyons nous aux générations futures? Le message qu'avec de l'argent, nous pouvons déroger de la majorité et faire comme bon nous semble sans respect pour celle-ci. Et la majorité de cette province, c'est vous et moi.

Mettons nos culottes et insurgeons nous contre ce gouvernement qui fait à sa tête et qui semble privilégier quelques riches à la population moyenne que nous sommes. Faites passer le message, parlez-en et faites connaître votre grogne. C'est l'avenir de votre culture et de votre langue qui en dépend.

Karine-qui-pense-vraiment-se-présenter-aux-prochaines-élections!!

vendredi 8 octobre 2010

Quand l'affection peut tuer votre rejeton!

Fallait j'en parle! J'ai rarement lu pareille aberration!

Hier, Papa, Maman et Poupoune se rendent au CLSC, vaccination oblige! Pendant que l'infirmière se préparait à mutiler les cuisses de ma fille, j'ai remarqué une affiche sur le mur nous avertissant des "dangers" de mettre la suce de bébé dans la bouche de l'adulte (vous savez, ce truc vieux comme la Terre qui consiste à se mettre la sucette dans la bouche au lieu d'aller la rincer pour enlever la poussière quand la-dite sucette tombe par terre pour la 872ième fois!), de partager ses ustensiles avec son rejeton et même, d'embrasser bébé sur la bouche! Selon l'alarmante mise en garde, nous, adultes maudits, pourrions transmettre des vilaines bactéries à notre poupon et lui causer... des caries!!!

Quelques "ah bin cliss!" et deux ou trois roulements de yeux plus tard, je me disais que cette folie de surprotection envers les enfants valait bien un petit texte sur mon blogue. Et enfin, on ne peut plus me fatiguer les oreilles avec l'éternel "Attends d'avoir des enfants, tu comprendras notre inquiétude de mère" parceque TADAM! J'ai maintenant un bébé!!!!!

Ok, je l'avoue! Avoir un enfant change complètement notre perception de la vie. Il y a réellement des sentiments qu'on ne connaît qu'avec l'avènement d'un bébé (désolée les non-maman! Je ne croyais jamais dire ça un jour mais bon... c'est vrai!). À la minute où ce monstre-à-pleurs-et-à-chiasses sort de notre "tunnel d'amour" (et le scrappe, par le fait même!), l'inquiétude, la culpabilité et les remords embarquent! C'est hallucinant! Et pourtant, je suis assez terre-à-terre comme fille... et malgré tout, je ne peux m'empêcher d'aller vérifier cinq fois par nuit si ma fille respire!

Mais là, il ne faut quand même pas devenir fou! Vous connaissez déjà ma haine intense envers les parents qui parlent à leurs enfants comme à des demeurés ("Il faut leur apprendre à bien prononcer voyons!"), qui demandent, à grands coups de "s'il vous plaît", à leur rejeton de trois ans de ne pas frapper la petite voisine ou de cesser de "garrocher" des haltères par les fenêtres (j'ai hâte de "ramasser" le parent qui n'aura pour réaction que de dire "SVP Gael-Alexandre, pourrais-tu cesser de frapper en plein visage la petite fille?" au lieu de l'arrêter immédiatement quand la petite fille en question sera la mienne!!), qui font un exposé oral à leur bambin pour lui expliquer pourquoi il ne peut pas manger quatre tablettes de chocolat avant le souper (quand une réponse courte avec une simple explication claire aurait fait l'affaire!) et qui répondent à la moindre demande et au moindre pleur de caprice par peur de "traumatiser" leur poupon!

Sauf que cette fois, cela dépasse l'entendement! L'affiche me disait donc de ne pas embrasser ma fille sur la bouche car je pouvais lui transférer des bactéries et des microbes! Et que dire de cette habitude, pratiquement mortelle, que j'ai de me foutre la suce dans la bouche au lieu de me "garrocher" à l'évier pour la rincer avant de la remettre dans la "trappe-à-fromage" de ma fille qui hurle dès que sa suce tombe! Peut-être que je devrais lui coller la sucette sur la bouche avec du "duct tape"!!! Drastique comme formule mais au moins, j'éviterais de polluer l'intérieur de ma poupoune avec des maudites bactéries!

Sérieusement, je comprends que certaines méthodes ancestrales soient désuètes. Je comprends que la médecine et les soins de santé aient évolué et qu'il y a des pratiques que nos mères avaient qui soient passé de mode mais depuis quand embrasser un enfant devient-il dangereux? Je le dis et je le redis: je n'ai pas été allaité, mes parents m'embrassaient partout, j'ai un album complet de photos de moi nue comme un ver, mes biberons n'ont pas été stérilisé à chaque fois et pourtant, je mesure 5'10", je suis en parfaite santé et le p'tit gars du Jean Coutu n'a jamais appelé la police pour leur dire que mes parents étaient des pédophiles!!

Voulez-vous vous calmer le pompon, chers experts de la santé et nouveaux parents? Comment se fait-il que ce soit également un premier enfant pour moi, que j'ai aussi passé des moments à l'hôpital avec ma fille mais que je sois capable de faire la part des choses? Je sais que je ne réinventerai pas la maternité, que les bons vieux trucs sont parfois bons et parfois inutiles et que embrasser son enfant n'a JAMAIS tué personne!

Je regarde certains enfants autour de moi, dans les parcs et dans les endroits publics et je me dis que cette nouvelle tendance à vouloir rejeter les "anciennes méthodes", à traiter l'enfant comme un adulte, à ne jamais sévir par peur des traumatismes et à craindre les microbes partout ne fait vrrrrrrrrrrrraiment pas des enfants "endurables"!!

P.S: En passant, aujourd'hui aux nouvelles, on apprenait qu'il s'est vendu 16 millions de pilules de Ritalin en six mois au Québec! C'est bizarre... J'ai comme l'impression qu'un peu plus d'implication de la part des parents, qu'un peu plus de discipline, d'encadrement et d'affection éliminerait au moins la moitié de ce nombre astronomique de drogues avec lesquelles on bourre nos enfants!

Encore une fois, on reste "groundé" tout le monde!

Karine-qui-payera-des-soins-dentaires-en-quantité-industrielle-mais-qui-ne-s'empèchera-jamais-de-bécotter-sa-poupoune-partout!

mercredi 29 septembre 2010

Lettre à un ministre

Dr Yves Bolduc, ministre provincial de la santé et des services sociaux.

Monsieur le ministre,

Suite à la Xième annonce de coupures dans le domaine de la santé et des services à la population, je souhaite vous faire parvenir cette lettre afin que vous sachiez qu'au moins une citoyenne appuie votre gestion du ministère.

Aujourd'hui, nous apprenions, dans les médias, que certains centres de santé et de services sociaux (CSSS) devaient obligatoirement couper dans les dépenses et abolir des postes pour éviter d'être déficitaire. Suite à ces coupures, certains centres de soins pour personnes âgées se retrouvent avec une seule infirmière, la nuit, pour environ 200 patients.

Bien que la majorité de la population (vous savez, ce peuple qui élit votre parti depuis 2003!) soit en profond désaccord avec ce genre de gestion, je tenais à vous faire savoir que je comprends pourquoi vous prenez ce genre de décisions et que je sais que ces coupures sont inévitables.

Il est assez évident que s'il y a un endroit où couper, c'est bien dans les services aux vieux! Premièrement, ces êtres fatigués et invalides sont souvent trop handicapés pour aller voter. À quoi bon prendre soin d'une partie de la population qui ne risque pas de mettre un petit X sur un bulletin de vote en votre faveur? Par contre, j'aurais une suggestion pour vous. Vous devriez faire construire un centre de soins longue durée hyper luxueux et où le personnel soignant serait suffisant. Pour être admis dans ce centre, il faudrait que le p'tit vieux soit riche, ait une allégeance libérale ET qu'il fasse un don substantiel (et renouvelable à chaque année!) à votre parti politique. Vous auriez donc une nouvelle source de financement et vous trouveriez enfin une utilité aux gens du troisième âge.

Deuxièmement, ces personnes séniles ne paient pratiquement plus d'impôts ni de taxes pusiqu'ils ne travaillent plus et sont trop malades pour sortir magasiner! Ils ne contribuent donc plus vraiment à faire rouler l'économie. Je sais que plusieurs vous diront qu'ils en ont payé toute leur vie et qu'ils méritent d'avoir accès aux services de santé de base mais bon... Nous savons tous les deux que cet argument ne tient pas la route. Quand j'arrête de payer mon compte Vidéotron, est-ce que ces derniers continuent de me fournir le câble simplement parce que j'ai été bonne payeuse pendant 10 ans??? (Note aux lecteurs: cette analogie boiteuse est voulue!)

Finalement, en enlevant le personnel infirmier des CSSS, vous contribuez à lutter contre la surpopulation vieillissante. Non mais soyons honnête! À quoi sert une tite-vieille si ce n'est que de causer des accidents sur les autoroutes, ralentir la file d'attente chez Jean Coutu car la tite-madame compte son ti-change pour payer ses pastilles et radoter des histoires du temps où elle faisait un "tour de machine" pour aller acheter son gros gin à la "Commission des liqueurs" et payer tous ses achats "Chargex"!! Il suffit que deux vieilles croûtes subissent un problème sérieux de santé en même temps et BINGO! Comme l'infirmière est seule la nuit, l'une des deux personnes âgées passera sûrement l'arme à gauche et ira rejoindre Saint-Pierre! Et ça, c'est sans compter tous les "frippés" qui mourront seuls à la maison, faute d'avoir pris leur insuline, leur Coumadin ou autre médicament vital parce que les CSSS coupent aussi dans les soins à domicile! Quand on y pense, monsieur le ministre, il ne suffira que de deux ou trois autres années avec vous à la tête du ministère de la santé et des services sociaux et on vient de trouver la solution au problème de la population vieillissante!

La seule chose que je ne comprends pas, cher M. Bolduc, c'est pourquoi, en même temps que toutes ces compressions, vous faîtes également une commission sur le droit de mourir dans la dignité. Il est évident que seules les personnes âgées qui ont une famille pour prendre soin d'eux jusqu'à leur mort auront le luxe de mourir dans la dignité. Quand tu as 75 ans et que tu doives attendre des heures dans ta merde parce qu'il n'y a pas assez de personnel pour venir changer ta couche, faute de budget, ce n'est pas vraiment ce que j'appelle de la dignité. Mais hey! On s'en fou! Ce ne sont que des vieux!

Je tenais donc, cher ministre, à vous faire savoir combien j'étais d'accord avec les gestes que vous posez. Vous, et votre parti, êtes vraiment des visionnaires! Vous avez compris le truc pour vous débarrasser d'une partie de la population qui est inutile en faisant passer cela sur le dos d'un manque d'argent. Bon... cela a prit six gestionnaires grassement payés pour "brain stormer" sur la manière de faire gober ça au peuple mais qui s'en soucie? Vous serez quand même réélu aux prochaines élections!

En attendant, même si je m'ennuie de ma grand-mère (qui aurait 81 ans maintenant...), de ses tartes aux dattes, de son ragoût de boulettes, de sa "parlure" de vieille madame, de ses chicanes avec sa soeur Laurette, de ses histoires qu'elle racontait à propos de mon grand-père et de ses plats de bonbons rayés qui n'étaient pas mangeables, je suis heureuse qu'elle soit décédée car JAMAIS je n'aurais voulu qu'elle soit soignée dans l'un de vos centres de soins longue durée. Et vous? Votre mère? Votre grand-mère? L'auriez vous laissé dans un centre où il n'y a pratiquement pas de soin la nuit?

Veuillez agréer, Monsieur le ministre, mes salutations pas vraiment distinguées!

Karine-la-sarcastique.

dimanche 26 septembre 2010

Be real!!

J'ai toujours pensé que les années qui passent ne servaient pas seulement à nous flétrir la peau et à nous rendre les cheveux gris. Je croyais qu'elles servaient également à nous faire maturer, cheminer et évoluer. Faut croire que ce n'est pas donné à tous!

Quand on est plus jeune, il est normal de se chercher, d'avoir de la difficulté à établir sa vraie personnalité et de vouloir "flasher", question de se démarquer. Mais à 40 ou 50 ans??? Ça devient maladif!

Ce que je vous décris, ce n'est rien de rare. Je suis certaine que plusieurs d'entre vous avez eu à côtoyer des personnes qui ressentent le besoin d'étaler leurs avoirs, leurs bons coups. Souvent, cet "étalement" est amplifié, simplement pour combler un besoin de se démarquer. Voulez-vous un exemple? La semaine passée, une connaissance que je n'avais pas vu depuis 7 ou 8 ans me raconte que sa fille habite maintenant dans mon coin. Elle me dit que cette dernière "s'est fait construire un DOMAINE dans telle ville". Pas une maison, les amis... un domaine!!! Est-ce que je peux vous dire que je me suis retournée et que j'ai roulé les yeux d'exaspération?

Et des anecdotes comme celle-là, nous en avons tous. Chaque fois que l'on jase en groupe, il y en a toujours un ou deux pour essayer de "beurrer épais", d'épater la galerie. C'est tellement courant d'essayer d'être mieux que le voisin que même la plus "groundée" d'entre nous rentre dans le jeu. Je me suis surprise, hier, à répondre par une dizaine d'excuses, à la question "est-ce que tu allaites?", tout ça parce que le jugement est tellement présent que j'en deviens honteuse de ne pas le faire! Et pourtant, on s'en fiche de ce que les gens pensent non?

Et bien non! Parce qu'au groupe de "flasheux inutiles", nous devons ajouter beaucoup de communs des mortels qui embellissent la vérité simplement parce que leur situation est pratiquement une plaie aux yeux des autres. Combien de gens "augmentent" leur salaire annuel pour ne pas avoir l'air pauvre? Combien de personnes achètent une maison délabrée simplement pour pouvoir dire qu'ils sont propriétaires? Combien d'autres changent leur titre simplement pour faire plus "hot"? Un coiffeur, c'est un styliste maintenant... Une secrétaire, c'est une adjointe administrative.

Et la dernière catégorie de ce groupe sélect est la dépendante affective, celle qui doit être le centre d'attention par manque de confiance en soi. Vous savez, celle qui pleure plus que les autres, qui rit plus fort, qui ressent le besoin d'avoir pleins "d'amis", celle qui te dit qu'elle "t'aime donc beaucoup" même si elle ne te connaît que depuis deux semaines! Vous voyez le portrait?

Ce qui me désole dans tous ces exemples c'est que les gens qui rentrent dans ce groupe ont simplement un gros manque de confiance en soi. Ils ont peut-être honte de qui ils sont, de ce qu'ils ont et ils se sentent diminués. Ils vont jusqu'à mentir sur leur situation et, souvent, ils se croient! Mais au fond d'eux, quand ils se regardent dans le miroir, quand ils se retrouvent seul avec eux-mêmes, c'est souvent là que la vérité les frappe. Parce qu'au manque de confiance en eux s'ajoute le regret d'avoir embelli la vérité, d'avoir un peu exagéré, bref d'avoir menti!

Je continue vraiment de croire, qu'en vieillissant, il y a une assurance qui s'installe. Du moins, dans mon cas. Même que pour moi, cette assurance frôle le "je m'en foutisme"! Je me plais à penser que c'est parce que j'essaie de rester le plus souvent "groundée", fidèle à ce que je suis, à ce que je pense. Bref, je crois être vraie! J'ai, bien sûr, encore beaucoup d'amélioration à faire pour être terre-à-terre en tout temps et pour ne jamais me laisser influencer par ce que les autres pensent mais j'y travaille beaucoup. Et je crois que beaucoup d'entre vous faites la même chose. C'est pourquoi j'envois ce message aux "fakeux" et aux "flasheux" de ce monde: évitez nous vos discours vides et votre étalage. C'est inutile! Les plus "groundés" vous voient venir avec vos gros sabots. Cela ne vous sert donc à rien sauf peut-être à vous couvrir de ridicule!

Cheminez, bordel! ;-)

Karine-qui-voudrait-se-faire-construire-un-cabanon-dans-son-"domaine"!

samedi 18 septembre 2010

À toi, mon 33...

Un jour, une amie m'a dit qu'il y a des gens que l'on côtoie le temps d'une chanson, le temps d'une saison ou le temps d'une vie. Et c'est vrai. Il y a des personnes que l'on rencontre qui resteront à nos côtés des années et d'autres qui vont arriver soudainement et partir sans raison. Par contre, la longévité d'une relation ne démontre pas nécessairement l'importance de la personne pour nous. Souvent, c'est la vie qui nous amène simplement ailleurs.

Vous en avez sûrement vous aussi. Des rencontres marquantes, des personnes qui furent importantes même si vous ne les voyez plus. Et comme j'ai toujours été une nostalgique non-avouée, je pense souvent à ces personnes de mon passé.

Quand j'étais plus jeune, début vingtaine, je me suis inscrite à un réseau de rencontre. Juste pour le fun, juste pour voir sur quel moron je pourrais tomber. Dans ce temps-là, (on parle ici d'il y a plus de 10 ans!!), on retrouvait sur ces réseaux des endroits pour discuter en direct, des "chat room". On se choisissait un surnom et on allait jaser virtuellement avant de faire des rencontres dans des partys organisés. Au fil du temps, je me suis retrouvé au sein d'un groupe de personnes, plus âgées que moi pour la plupart, avec qui je me suis liée d'amitié. Après quelques semaines, je n'allais plus sur ce réseau pour faire des rencontres de mec mais bien pour déconner avec mes nouveaux amis virtuels qui étaient assez loufoques! J'avais hâte de terminer ma journée pour pouvoir rire et m'amuser avec eux. Ensuite est venu le temps de se mêler à eux dans le "réel". C'est alors qu'a commencé une série de partys, de rencontres, de "get together" et de folles soirées et ce, pendant quelques années. J'étais la plus jeune mais on ne me l'a jamais fait sentir. On se voyait pratiquement chaque week-end. Nous avions nos endroits, nos rituels. J'ai rencontré tellement de gens différents. Certains m'ont touché, d'autres m'ont ému. D'autres encore m'ont tapé sur les nerfs mais avec plusieurs, une franche camaraderie s'est développée.

J'ai rencontré une fille du Saguenay immigrée temporairement sur la rive-nord, un tigron papa de deux jeunes enfants à l'époque, une douce demoiselle atteinte de sclérose en plaque qui m'a fait comprendre cette maladie, une maudite française, une Lyne pleine de classe qui m'a invité à goûter mes premiers sushis, une "Neige" tellement directe, un grand gaillard qui était plus baveux que moi et combien d'autres encore. Mais les deux "vedettes" du groupe étaient deux "buddies" inséparables. Vous savez, les deux gars qui étaient fait pour se rencontrer, qui faisaient rire tout le monde. Un était le faire-valoir de l'autre. L'autre était le meilleur public de l'un.

Ces deux gars, on les appelait 33 et 35. Je vous le jure, deux "stars"!! Si tu voulais que ton party soit amusant et qu'il attire du monde, il fallait que 33 et 35 soient là. Mais bon... Il n'y avait pas souvent d'inquiétude puisque les deux lurons étaient de TOUS les partys. Quand le premier arrivait, tu savais que l'autre suivait pas trop loin derrière. Et c'est à ce moment que le "fun pognait"!

Et puis la vie a fait son oeuvre. Certains se sont "matchés", ont fondé une famille. D'autres sont déménagés. Il nous ait arrivé de nous revoir, à quelques occasions, pour rire encore un bon coup. Mais le groupe était plus restreint. Par contre, avec 33 et 35, la chimie était toujours présente. À chaque fois, c'était un réel plaisir pour moi de revoir mes deux clowns préférés.

Aujourd'hui, l'un des deux clowns a décidé qu'il en avait assez de faire rire les gens. Il cachait, derrière son humour parfait, une grande tristesse. Le gars le plus drôle de l'humanité (selon moi!!) est partit. Et c'est tout un choc.

Non, ce n'était pas mon meilleur ami. Non, je ne le fréquentais pas à toutes les semaines. Non, il n'était pas quelqu'un "d'important" dans ma vie. Mais il a été marquant. Pour moi comme pour plusieurs de ce groupe. Il était LE noyau, LE gars à connaître.

Oui... Il y a vraiment des gens qui resteront imprimé dans notre mémoire sans avoir eu besoin d'être des grands amis. Ils ont passé le temps d'une chanson mais la mélodie nous reste dans la tête pendant longtemps.

33, tu savais que je n'étais jamais "bullshit" Tu me l'as assez dit! Je n'écris pas tout ça simplement pour faire dans le mélodrame. Je le pense sincèrement. Mes plus gros éclats de rire, c'est toi qui les a causé. Tu restes, définitivement, le gars le plus drôle que j'ai pu connaître. Par contre, pour reprendre une phrase de Yannick, c'est vraiment la seule fois où tu ne m'auras pas fait sourire. J'te garde un p'tit coin de mon coeur, mon Ben.

AnGEvE-ta-crisse-de-folle